‹ PascalChapitre 34 sur 181 · Faugère, onvr. cit., Vie de Jacqueline, p · texte numérisé non relu

Faugère, onvr. cit., Vie de Jacqueline, p

ainsi dire, dès qu'il entra dans l'Église par le baptême. Dès lors il était à Dieu ; sa vie était vouée à Dieu ; ses actions ne regardaient le monde que pour Dieu. Dans sa mort il s'est totalement détaché des péchés ; et c'est en ce moment qu'il a été reçu de Dieu, et que son sacrifice a reçu son accomplissement et son couronnement... Que notre volonté ne sépare donc pas ce que Dieu a uni; et étouffons ou modérons, par l'intelligence de la vérité, les sentimens de la nature corrompue et déçue qui n'a que les fausses images, et qui trouble par ses illusions la sainteté des sentimens que la vérité de l'Évangile nous doit donner*. »

Cette lettre déroute fort ceux qui veulent que Pascal ait vécu à ce moment dans les plaisirs mondains. Le plus illustre d'entre eux, l'auteur de Pori-Royal, en fait l'aveu '^ Ceux qui ne sont point prévenus y reconnaîtront sans peine, à des signes non équivoques, le chrétien qui ne s'est jamais démenti, au lieu d'imaginer chez Pascal, après un abandon de la foi que contredisent tous les textes, un retour passager à la foi causé par la mort de son père, comme le suppose gratuitement Sainte-Beuve ^.

Du 18 au 26 octobre 1651, Jacqueline et Pascal s^étaient fait des donations réciproques qui transféraient

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