Id., ibid., p
Marguerite Perler, qui depuis trois ans et demi avait une fistule lacrymale, s'approcha pour la baiser en son rang, et la religieuse, sa maîtresse,... eut mouvement de faire toucher la relique à son mal, croyant que Dieu était assez bon et assez puissant pour la guérir. Elle n'y fit pas alors d'autre attention. Mais la petite fille s'étant retirée à sa chambre, un quart d'heure après elle aperçut que son mal était guéri* »... « Les médecins et les chirurgiens, qui étaient touchés d'une si grande merveille, se tinrent obligés en conscience de le dire à tout le monde, pour rendre gloire à celui qui leur avait fait voir sur l'œil et le visage tout défiguré de cette petite fille les traits vénérables de sa main puissante 2. » Cependant la persécution redouble. Les petites écoles du couvent sont fermées. Pascal poursuit son œuvre avec une ardeur nouvelle. Le 10 avril, il publie la 6* Provinciale; le 25 avril, la 7*^ ; le 28 mai, la 8®. Les iésuites commencent à soupçonner l'auteur et cherchent à faire parler M. Périer. « Le 30 avril, le P. Defrétat, jésuite, son parent, et parent aussi de M. Pascal, alla trouver M. Perier, et lui dit qu'ayant l'honneur de lui appartenir, il était bien aise de l'avertir que l'on était persuadé, dans la société, cpiec'étaitM. Pascal, son beaufrère, qui était l'auteur des petites lettres contre eux, qui couraient Paris, et qu'il devait l'en avertir et lui conseiller de ne pas continuer, parce qu'il pourrait lui en arriver du chagrin. M. Perier le remercia, et lui dit