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que cela était inutile, et que M. Pascal lui répondrait qu'il ne pouvait pas les empêcher de l'en soupçonner, parce que quand il leur dirait que ce n'était pas lui, ils ne le croiraient pas, et qu'ainsi, s'ils voulaient l'en soupçonner, il n'y avait pas de remède. Il se retira là-dessus, lui disant toujours qu'il fallait l'en avertir, et qu'il y prît garde.
« M. Perier fut fort soulagé quand il s'en alla ; car il y avait une vingtaine d'exemplaires de la septième et de la huitième lettre sur son lit, qu'il y avait mis pour sécher; mais les rideaux étaient tirés, et heureusement un frère, que le P. Defrétat avait mené avec lui, et qui s'était assis près du lit, ne s'en aperçut pas. M. Perier alla aussitôt en avertir M. Pascal, qui était dans la chambre au-dessus de lui, et que les Jésuites ne croyaient pas être si proche d'eux*. »
La lutte continue. Les Jansénistes obtiennent que les curés de Rouen défèrent les casuistes à l'assemblée du clergé. Pascal publie, le 3 juillet, la 9" Provinciale; le 10 août, la 10'; le 18 août, la 11*. Le 25 août, les Jésuites font mettre à l'index tous les écrits d'Amauld.
La 12* Provinciale paraît le 9 septembre; la 13®, le 30 septembre. Le 16 octobre, le Pape Alexandre V publie la bulle Ad Pétri sedem qui condamne formellement les cinq propositions ; et , peu après, l'assemblée du clergé propose un formulaire pour l'acceptation de la bulle pontificale. Pascal revieïit à la charge : il publie le
23 octobre la 14* Provinciale, le 25 octobre la 15% et le