‹ PascalChapitre 51 sur 181 · Faugère, ouTr. cit., p · texte numérisé non relu

Faugère, ouTr. cit., p

k décembre la 16®. Passant de la défense à Tattaque, il dénonce comme abominables les excès des casuistes dont il rend la Compagnie de Jésus responsable.

A partir de ce moment, la religion seule occupe Pascal. Il écrit à Tabbé Barcos au sujet des miracles, frappé par celui de la Sainte Épine qui lui est apparu comme un appel direct de Dieu. Il travaille à convertir le duc de Roannez^. Il adresse à la sœur de son noble ami toute une série de lettres qu'on pourrait appeler des lettres de direction; et Ton peut dire que Bossuet et Fénelon n'ont jamais parlé à leurs pénitentes un langage plus sévère que Pascal à cette personne, dont on a voulu le croire épris.

Chose curieuse, dans une de ces lettres, Pascal déclare à M"* de Roannez qu'il ne veut en aucune façon se séparer du Saint-Siège en ce qui concerne la foi : « Je loue de tout mon cœur le petit zèle que j'ai reconnu dans votre lettre pour l'union avec le pape. Le corps n'est non plus vivant sans le chef, que le chef sans le corps. Quiconque se sépare de Fun ou de l'autre n'est plus du corps, et n'appartient plus à Jésus-Christ. . . Toutes les bonnes œuvres sont inutiles hors de l'Église, et de la communion du chef de l'Église, qui est le pape. Je ne me séparerai jamais de sa communion 2. »

Cependant, le calme est loin de se rétablir. Le Parlement d'ALx vient de condamner les seize premières Provinciales; le 19 février 1657, Pascal public une iT lettre. Le 17 mars, l'assemblée du clergé prescrit son

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