‹ PascalChapitre 52 sur 181 · Éd. Lahure, Lettre à M^^ de Roannez, II, p · texte numérisé non relu

Éd. Lahure, Lettre à M^^ de Roannez, II, p

formulaire de soumission; le 2ï mars, Pascal publie une 18* lettre et en commence une 19*. Le 6 septembre, la congrégation de l'Index condamne les Provinciales; Pascal, qui croit avoir combattu pour la vérité, ne s'en émeut nullement.

Depuis quelque temps d'ailleurs, un plus haut dessein occupait son esprit : s'élevant au-dessus de tous ces débats, il méditait une apologie de la religion chrétienne par laquelle il se proposait non plus seulement de confondre les incrédules, mais de les ramener à Dieu.

Entre temps, les sciences, auxquelles il semblait avoir renoncé, lui servent de distraction au milieu de ses souffrances. <c Pendant que M. Pascal travaillait contre les athées, il arriva qu'il lui \dnt un très grand mal de dents. Un soir, M. le duc de Roannez le quitta dans des douleurs très violentes; il se mit au lit, et son mal ne faisant qu'augmenter il s'avisa, pour se soulager, de s'appliquer à quelque chose qui pût lui faire oublier son mal. Pour cela, il pensa à la proposition de la Roulette faite autrefois par le P. Mersenne, que personne n'avait jamais pu trouver et àlaquelle il ne s'était jamais amusé. « Il y pensa si bien qu'il en trouva la solution et toutes les démonstrations. Cette application sérieuse détourna son mal de dents , et quand il cessa d'y penser, il se sentit guéri de son mal *. »

Pascal ne songeait pas même k publier ses découvertes - ; mais le duc de Roannez lui persuada que tout

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