‹ PascalChapitre 57 sur 181 · Ed. Lahore, II, p · texte numérisé non relu

Ed. Lahore, II, p

« ceux à qui Dieu avait fait connaître la vérité et qui de- « vaient en être les défenseurs, s'ébranler et succomber, «je vous avoue que j'ai été si saisi de douleur que je « n'ai pu la soutenir*. »

On lit dans M"** de Sévigné, à propos d'Amauld : « Un homme me disait l'autre jour : C'est un crime que sa signature; et je dis : Oui, c'est un crime pour eux de signer et de ne signer pas 2. »

« Cette diversité de sentiment, dit Marguerite Périer, ne rompit nullement l'union qui était entre eux. M. Pascal, à la vérité, appréhendait que ce ne fût le désir de conserver la maison de Port-Royal qu'ils croyaient fort utile à l'Église, comme en effet elle l'était, qui les portait à ces condescendances qu'il appelait du nom de relâchement. Ces messieurs au contraire prétendaient que ce qu'ils voulaient accorder ne faisait point de tort à la vérité 3. » Ainsi, Pascal n'admettait pas chez ses amis cette sorte de restriction mentale, qu'ils reprochaient si fort aux Jésuites : les croyant sincèrement fidèles à la doctrine de l'Église, il ne voulait pas d'une profession de foi ambiguë.

Ce dissentiment a fait croire à une rétractation de la doctrine janséniste, que Pascal aurait signée dans les dernières années de sa vie. Mais une lettre de M™" Périer, postérieure à la mort de Pascal, ne laisse rien subsister de cette erreur.

« Mon frère, dit M"^* Périer, ne s'est jamais rétracté et n'a

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