ibid
affaire. Le pays de Blois était en proie à une affreuse détresse durant Thiver de 1662. On publiait à Paris de pressants appels à la charité publique.
« Dès que l'affaire des carrosses fut établie, écrit jjme périer, il me dit qu'il voulait demander mille francs pour sa part à des fermiers avec qui Ton traitait... pour envoyer aux pauvres de Blois ; et comme je lui disais qae l'affaire n'était pas assez sûre pour cela et qu'il fallait attendre à une autre année, il me fit tout aussitôt cette réponse : qu'il ne voyait pas un grand inconvénient à cela parce que s'ils y perdaient, il le leur rendrait de son bien, et qu'il n'avait garde d'attendre à une autre année , parce que le besoin était trop pressant pour différer la charité*. » « L'amour qu'il avait pour la pauvreté le portait à aimer les pauvres avec tant de tendresse, qu'il n'avait jamais pu refuser Taumône, bien qu'il n'en fit que de son nécessaire, ayant peu de bien et étant obligé de faire une dépense qui excédait son revenu, à cause de ses infirmités. »
On trouve, dans les Pensées, cette belle profession de foi : « J'aime la pauvreté parce qu'il (J.-C.) l'a aimée. J'aime les biens parce qu'ils donnent le moyen d'en assister les misérables 2. » Ces paroles traduisent le fond de son cœur.
Depuis qu'il s'était mis entre les mains de M. Singlin, il s'imposait, même au milieu d'intolérables souffrances, les plus dures et les plus répugnantes mortifications. Il avait pris chez lui un ménage pauvre. Et