‹ PascalChapitre 6 sur 181 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

Sainte-Beuve avait d'abord adopté ce thème : a Pascal ne se servit. . . de cette ruine qu'il faisait de toutes les choses d'alentour, que pour s'attacher avec plus d'effroi à la colonne du temple, pour embrasser convulsivement la croix * . »

Il écrit plus justement ailleurs : ce On a beaucoup disserté, à propos de Pascal, sur le scepticisme, sur le mysticisme; le vrai titre du chapitre à son sujet devrait être : de la sainteté ^. »

Vient enfin l'halluciné. « Son cerveau, dit Voltaire, se dérangea sur les dernières années de sa vie qui fut courte... C'est une chose bien singulière que Pascal et Abadie, les deux défenseurs de la religion chrétienne que l'on cite le plus, soient tous deux morts fous^ »

Ce que Voltaire admet volontiers pour déprécier la religion, M. Lélut se le persuade en qualité de médecin de la Salpètrière : il voit partout des aliénés. Unissant dans un même diagnostic imaginaire Socrate et Pascal, il déclare que, « si Ton veut, ce n'étaient pas des fous, mais des hallucinés dont les visions pouvaient être appelées les visions de la raison * ».

Aux traits que nous venons de citer, Sainte-Beuve et Cousin ont encore ajouté (sous forme dubitative, il est vrai), le premier un Pascal joueur : a Pascal avec le train qu'il menait était joueur, peut-être ^ » ; le second un

1. Portraits littéraires, U II,. Molière , Garnicr, Paris, 18G4.

2. Histoire de Port-Royal, III, ch. xviii, Hachette, Paris, 1800.

3. Trad. &'une lettre de M. Bolingbrokc, t. XLIII, p. 2U8. 1. Amulette de Pascal, p. 339, 1846.

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