Ibid,, I
4. <t n était persuadé... que celle (la preuve) qu'on tire de ce que la matière est incapable de penser, est fort solide, et qu'elle fait voir clairement que l'Ame n'est point matérielle. » (Nicole, Éducation d*un prince^ H, 43.
que Descartes n'en soit pas le véritable auteur, quand même il ne l'aurait appris que dans la lecture de ce grand saint; car je sais combien il y a de différence entre écrire un mot à l'aventure. . . et apercevoir dans ce mot une suite admirable de conséquences, qui prouve la distinction des natures matérielle et spirituelle ^ » Il admire même Épictète, quand celui-ci montre la grandeur de rbomme : « Épictète est un des philosophes du monde qui ait le mieux connu les devoirs de l'homme... J'ose dire qu'il mériterait d'être adoré, s'il avait aussi bien connu son impuissance 2. » Pascal n'infirme donc nullement les vérités philosophiques, dans le domaine de la philosophie.
Reste le domaine de la religion où sûrement Pascal doit immoler la raison à la foi. Pascal déclare le contraire. Il réclame expressément pour la foi le concours de la raison. « Si on choque les principes de la raison , notre religion sera absurde et ridicule 3. » Dieu dit à l'homme : « C'est le consentement de vous à vousniêmes, et la voix constante de votre raison, et non des autres, qui doit vous faire croire*. »
« Je n'entends pas que vous soumettiez votre créance à moi sans raison, et ne prétends pas vous assujettir avec tyrannie. Je ne prétends point aussi vous rendre raison de toutes choses, et, pour accorder ces contrariétés, j'entends vous faire voir clairement, par des preuves