‹ PascalChapitre 79 sur 181 · Pensées, XXIV, 100 ter · texte numérisé non relu

Pensées, XXIV, 100 ter

2. Ibi(Ly XXIV, 100 bis. — Bossuet montre le même dédaio pour li philosophie, lorsqu'il écrit au sujet de Descartes : « Je voudrais qu'il eût retranché quelques points pour être entièrement irréprochable par rapport à la foi. Car, pour le pur philosophique, j'en fais bon marché » (Lettre A H. Postel, marsl/Ol).

3. Jbid.y XXIV, 100. — 4. Ibid., VI, 23. — 5. Pensées, VI, 41.

Il écrit alors à Fermât Tillustre mathématicien : « Pour vous parler franchement de la géométrie, je la trouve le plus haut exercice de l'esprit; mais en même temps je la connais pour si inutile que je fais peu de différence entre un homme qui nest que géomètre et un habile artisan. Je suis dans des études si éloignées de cet esprit-là, qu'à peine je me souviens qu'il y en ait^. »

Cette première solution qui consiste à déclarer la raison impuissante, mais seulement hors de son véritable domaine, ne suffit pas à Pascal. L'antinomie qui le trouble atteignant, à ce qu'il semble, l'essence même de la raison, n'est pas conjurée tout entière par cette réponse; il faut bien qu'il y ait, en elle ou hors d'elle, quelque cause d'échec, puisque, lorsqu'on est forcé d'y recourir poiu* établir la vérité morale, les preuves les plus convaincantes n'opèrent pas la certitude et sont si souvent sans effet. Cette cause, qui vient paralyser l'œuvre de la pure raison, c'est la volonté.

« La volonté est un des principaux organes de la créance; non qu'elle forme la créance, mais parce que les choses sont vraies ou fausses, selon la face par où on les regarde 2. » Et là se trouve la racine de nos ignorances, là se trouve aussi le principe de notre délivrance.

Ce n'est point chose douteuse : dans l'état actuel, la raison humaine est affaiblie, désadaptée. « Elle agit

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