‹ PascalChapitre 93 sur 181 · Voir p« 170 et suivantes da présent ouvrage · texte numérisé non relu

Voir p« 170 et suivantes da présent ouvrage

Quelque temps après, Descartes a reçu le renseignement demandé de La Haye. Il écrit à Carcavi le 17 août : « Je vous suis très-obligé de la peine que vous avez prise de m'écrire le succès de l'expérience de M. Pascal, touchant le vif-argent, qui monte moins haut dans un tuyau qui est sur une montagne que dans celui qui est dans un lieu plus bas; j'avais quelque intérêt de le savoir, à cause que c'est moi qui l'avais prié , il y a deux ans , de la vouloir faire , et je Tavais assuré du succès, comme étant entièrement conforme à mes principes ; sans quoi il n'eût eu garde d'y penser, à cause qu'il était d'opinion contraire K »

Il existe d'autres documents favorables à Descartes. Ce sont encore trois lettres de lui. Dans la première 2, datée de 1631, il paraît avoir une notion exacte de la pression atmosphérique : c'est à cause d'elle, dit-il, qu'il est difficile de séparer un verre rempli d'air chaud d'une surface plane sur laquelle on l'a renversé. La seconde 3 renferme une vive critique des « Dialogues » de Galilée, qui venaient de paraître : l'auteur y voit encore dans la pression atmosphérique la cause de la résistance à la séparation offerte par deux surfaces bien polies, préalablement pressées l'une contre l'autre ; il soupçonne déjà qu'elle produit l'ascension de l'eau dans les pompes. Enfin, dans la troisième lettre *, au sujet des récipients , percés de deux ouvertures , qu'on main-

Page 1