‹ Pascal et les pascalins: d'après des documents contemporainsChapitre 14 sur 83 · PORTRAICT DE LOUIS I · texte numérisé non relu

PORTRAICT DE LOUIS I

11 parle peu, mais il dit bien ce qu'il dit ; iî ne dit rien de désobligeant à personne, mes me à des brutaux qui se sont emportés contre luy.

M. d'akdeixe {sic pour d'Andilly) m. lk maistre M. d'AndeUc fait bien des fautes dans les œuvres qu'on ne luy a pas corrigées, parce qu'il n'entend pas les belles lettres assés, Amolirit il a traduit : amolir.

M. le Maistre, dans saint Jean Cîimacus, a traduit vena, veine du corps, au lieu que Taiitcur ne parle que d'une source d'eau (fol. ii)- ^ Nous avons vu plus haut que Pascal n'admirait guère Amauld sous ce rapport, voir p. 8.

2 Le jugement est assez juste. Cette partie de la conversation est certainement postérieure à l'année 1674, car si la Vie de saint Jean Chrysosiome i^ sous le nom du sieur Menard » parut de 1664 à 1669, et sous le nom d'Herraant, la Vie de saint Alhanase, eu 1671, les deux volumes des Vies de saint Basile et de saint Grégoire de Nazianse sont de 1674^

lions : il n'est pas tous jours fidelle traducteur ^, mesme pour le ^ens de son auteur, mais il escrit parfaittemeiit bien, son stile est coupé, ses paroles propres et choisies. Dans la première page de Caesar, M. de Villeloin ^ dît y avoir trouvé presque autant de fautes que de mots, par exemple quand il traduit GaUia omnis 4n ires partes divisa est : les gaules sont divisée^en trois parties, par les gaules on entend toute la gaule transalpine et cisalpine, mais ce n'est pas le dessein de Caesar. Ailleurs, il traduit : po^is ad helvetios ferUnet : ce pont appartient aux Suisses, promndtt ramanorum, la Komagne, pour la Prouence h '^ (fol. 17-20) .

L'auteur des jugements n'est pas indiqué, mais comme -■ces pages suivent immédiatement un récit des événements de la faix de V Eglise signé Bridieu (f** 16 v^), il est à croire que ces appréciations sur les auteurs du temps où une large part est faite à Port- Royal, est de la même source.

Le style de cet archidiacre de Beau vais a, du reste, sa saveur propre et nous rencontrons bon nombre de ses jugements libellés de même sorte. Lui aussi nous fournirait la matière d'un petit volume d*ana.

Dans cette catégorie des <; jugements littéraires îj, je fais entrer un morceau qui m'avait échappé d'abord lorsque je rassemblai, pour la Revue Bossuet ^ les divers passages relatifs A cet orateur, L*éloge qu*on fait de lui en le mettant en ime

^ On se rappelle k mot de n belles infidèles w appliqué à ces tra- -dnctions. An reste voici le jiigenient de Boileaii, cite plus bas (fol. 5 r) :

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