‹ Pascal et les pascalinsChapitre 12 sur 75 · COMPARAISON DE CORNEILLE ET DE MOLLIERE · texte numérisé non relu

COMPARAISON DE CORNEILLE ET DE MOLLIERE

Corneille n'est pas pur, ses vers ne sont pas asses travaillés, il a beaucoup de génie, ses sujets sont sérieux. Il parle de la constance, de la politique, de l'ambition et de toutes les grandes passions.

Mollicre parle des mœurs de la ville, d'vn marquis, d'vne coquette, ses comédies sont des satyres continuelles, ses vers ne sont pas acheués, ils sont assis négligés (fol. 24). (Dirois.)

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M. Godeau trauailloil trop viste, sil eu! voulu plus trauaillei ses vers il auroil 1.1 1 1 des ouurages admirables.

1 Fraisse du Tremblay (Jean), m .1 Vngers, en 1641, m. le 24 aoûl 1724, fut un des trente premiers membres de r \< adémie d' \> ■ i.iUm eu 1685.

1.' rapport de Bossuel ave< Le rellier e1 l'influence de celui-ci sur l'évoque de Meaua mériteraienl d'êtn étudiés.

M. de Gomberville se plaint qu'on ayt quitté le bon stile pour prendre vn stile de cour : il dit que Balsac est auteur du stile des précieuses, que sans Molière on alloit parler de la sorte, il loue pourtant la breueté (sic) des expressions que la cour aime, mais on ne peut rien faire auec ce stile.

Varillas escrit bien ; ce qu'il a fait de l'histoire vaut infiniment mieux que ce qu'a fait Mezeray.

Corneille n'escrit plus rien qui vaille.

Il estime fort Laroche foucaul t. Mme de Liancourt a ses Mémoires, comme il les a faits. Le stile de Bussi est bon pour les bagatelles et non pour les choses sérieuses.

Scudery a fait vne comédie d'Hannibal qui fut si mal receûe que l'on l'interrompit pour demander la farce. Il en mourut de regret ; il a fait aussi un méchant roman quil a laissé. Le Cyrus est de Mlle de Scudery. C'est son héros ; la Clelie est son roman bourgeois.

M. de Brienne ne réussit pas dans les vers. Costar a vn stile embarrassé.

On n'a pas assés aduerti Benserade : il a de misérables equiuoques.

La Fontaine a des contes trop sales. Le burlesque ne consiste pas à dire des mots de gueule, mais à dire des choses agréables d'vne manière plaisante (fol. 30, v° et 31). (huc vsque gomberville.)

M. de Sacy sent vn peu son prouincial dans ses enlumineures lorsquil fait parler vne commère. (Lambert.)

M. Dirois n'estime pas les lettres de l'heresie imaginaire l.

Pétrone, stile précieux, langage de cour.

Poème d'Ester, dur.

Quand on a lu saint Augustin, on fait de meilleures collections.

Saint Cyprien, éloquent, beau, pieux. (M. Lumbert. I

M. Bouilliau, grand astronome, sçait l'histoire des quatre premiers siècles de leglize, il n'aime pas les Italiens à cause de leurs fourberies, il aime les Turcs, parce qu'il les estime francs et plus honnestes gens, à la religion prés. Il a demeuré à Constantinople et n'a pas voulu aller à Rome quovquil n'en fut esloigné que dvne lieue, (fol. 31, v°.)

1 Sur ce livre de Nicole, qui déplut à Racine et nous valut deux des plus spirituelles lettres de celui-ci, voir plus bas. p. 47, note 2, p. 51, 56 et 63 à propos des Visionnaires.

POESIE. M. XICOLLE

Dodard médecin a fait la préface du recueil des poésies de M. de Brienne. Elle a esté receue. M. Lumbert y trouve bien à redire. MM. Arnaud et Nicolle napprouuent pas quon s'occupe tant à faire des vers : sunt verba et voces l. Il est impossible de raisonner en uers : on y est trop contraint; cela gesne trop, aussi bien que les mathématiques. On en peut faire, en passant, sur de certains sujets (fol. 38, v°).

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