‹ Pascal et les pascalinsChapitre 22 sur 75 · LE P. RAPIN · texte numérisé non relu

LE P. RAPIN

il a meslé dans son livre des phrases précieuses, et par là

breux ouvrages ,un in-40 intitulé de Primatu. C'est à cet ancien ouvrage que les jansénistes déclarent qu'il est nécessaire de répondre. Ils se font fort de le pulvériser, pourvu qu'on leur laisse dire toute leur pensée. Pierre de Marca, qui mourut archevêque de Toulouse, trop tôt pour profiter de sa nomination au siège de Paris, ne pouvait être leur « auteur ». JMon seulement ils se souviennent qu'il a combattu le jansénisme, mais malgré ses principes gallicans, qu'il avait prudemment adoucis, puis fait revivre, il n'allait pas assez loin à leur gré. Né en Béarn le 24 janvier 1594, mort à Paris le 29 juin 1662, cet auteur, ancien jurisconsulte, et l'un des tenants modérés du gallicanisme parlementaire, avait répondu, sur l'ordre de Richelieu, à YOptatus Gallus de cavendo schismate du docteur Hersent. La première partie de son ouvrage : De Concordia Sacerdotii et imperii, parue en 1641, avait déplu à Rome et arrêté les Bulles de la nomination de Marca au siège de Conserans. Les corrections apportées dans l'édition de Barcelone avaient donné satisfaction, et devenu archevêque de Toulouse en 1652, Marca était en passe de devenir archevêque de Paris lorsque la mort, suivant une épigramme qui courut sur son compte, « le démarqua ».

il croit plaire. C'est ce qu'il n'a pas encore fait en escrivant en français '. Le P. Verjus lui a dit de s'en corriger.

Le P. le Bohans (sic) 2escrit bien mieux, dit le P. Verjus (fol. 55).

Ces remarques de littérature, de source et de valeur fort inégales, prouvent le caractère mêlé de cet Ana où les Pascalins et les autres défilent comme témoins ou comme auteurs jugés.

Avant de poursuivre la collection de ces propos divers, e1 afin de revenir à Pascal par une allusion à ses fréquentations .111 temps de sa vie mondaine, signalons une conversation de Bridieu, <>ù sont visés les « beaux esprits » du siècle.

Page 1