ILLUSTRES DE L' ACADÉMIE ROYALLE
M. de Roberval est pour la Géométrie.
M. Cassini, Italien, et M. Uguens [{sic), pour Huyghens] aussi, et M. Picard Prestre 1, pour l'astronomie. M. Frenic (sic, pour Frenicle de Bessy) pour les nombres, M. Perquet (pour Pecquet) pour l'anatomie, Borelli (pour Bourdelin) pour la chymie, du Hamel pour la philosophie. Les uns sont pour Des Cartes (Descartes), les autres pour Gassendi ; on leur fournit tout ce qu'ils demandent pour leurs expériences.
Les arts sont souuent plus utiles que les sciences. A l'académie royale on apporte tous les instruments dont se servent les artisan:- . pour voir si on ne peut rien inventer de meilleur à l'imitation d'Angleterre.
C'estoit un grand jaseur, quoyque d'ailleurs très habile, qui fait venir les paroles d'Hypocrate à son point (Fino) 2 (fol. 2).
ERASME, RABLAIS (sic).
M. Patin estime Erasme ;i sur tout dans ses dialogues où il apprend les friponneries des moines débauchés de son temps,
tsans date connue) ; Jean Richer, astronome (1696). Personne de Roberval, géomètre (1675) et Christian Huygens, géomètre, associé étranger (1695). Cassini et Blondel n'entrèrent qu'en 1669; le dernier mourut en 1686, l'autre en 1712.
1 L'abbé Picard, prieur de Rillé, en Anjou, naquit à La Flèche, le 21 juillet 1620, remplaça Gassendi dans sa chaire d'astronomie au Collège de France. Il inventa le micromètre avec Auzout.
La Grande Encyclopédie porte cette leçon : Prêtre Jean Picard, comme si ce mot était un nom propre. En réalité il faut lire, comme dans notre manuscrit : Picart, prêtre.
2 On Ut ailleurs aussi : Finos, médecin. Il est probablement l'auteur des réflexions suivantes qui sont anonymes, mais semblent la suite de la même conversation.
3 On lit en effet ailleurs : « Erasme, c'estoit un fin, nasutissimits homo, disent MM. Marais et Patin médecin*. » (fol. 60, v°.)
Rablais pour nous apprendre les méchancetés des princes. II estime Lipse de constantia, la République de Bodin, la Sa de Charron '.