‹ Pascal, La Rochefoucauld, BossuetChapitre 10 sur 106 · J. Gourdault, édition Hachette, tome I, p · texte numérisé non relu

J. Gourdault, édition Hachette, tome I, p

qui ôtaifc l'injure et la calomnie. Cependant l'édition de 1665 ne contient pas cette restriction, qui ne fut mise que dans les suivantes, et sans doute sur de nouveaux cris.

Après cette consultation qui était destinée peutêtre bien plus à lancer le succès qu'à apaiser quelques scrupules, le livre parut enfin, en 1665, et eut en peu d'années un grand nombre d'éditions, dont les différences et les adoucissements, sous l'influence des réclamations du public et des conseils heureux de madame de La Fayette, méritent d'être notées, au moins en partie. C'est par là que? nous commencerons, dans notre prochaine leçon, l'étude de oe ïwre. Il y avait à peu près sept ans qu'on l'avait commencé comme nous venons de voir ; l'auteur ne cessa de le perfectionner pendant quinze ans, jusqu'à sa mort. Cela fait plus de vingt années pour produire deux cents pages, mais qui sont immortelles.

Depuis longtemps, il souffrait de la goutte, au point de « porter envie à des condamnés expirant sur la roue, et d'implorer comme eux à grands cris le coup de grâce 1 ». Il le reçut enfin : la goutte remonta et le tua, à soixante-sept ans. Bossuet reçut son dernier soupir, dans la nuit du 16 au 17 mars 1680, — presque une année après la mort de madame de Longueville, aux Carmélites, le 15 avril 1679. — Madame de La Fayette traîna

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