Voir Havet, t. I, p
dtant non seulement les traces de jansénisme, mais les emportements de logique et de style. Sous ce * nom de Port-Royal, entendez principalement Nicole, Arnauld, le duc de Roannez. — Etienne Périer avait fait la préface.
Port-Royal était cartésien; Pascal ne s'en tenait ni au système de Descartes, ni à aucun autre. Ces messieurs firent donc disparaître les expressions trop radicales du pyrrhonisme de Fauteur, dont le dessein était d'accabler la philosophie cartésienne, ■et avec elle toute philosophie, sous le scepticisme, pour ne laisser à la foi naturelle de l'homme d'autre refuge que la Religion : * Or, en cela, dit Cousin, l'adversaire des Jésuites en devenait, sans s'en douter, le serviteur et le soldat. En effet, dès que la philosophie cartésienne se lève, en dépit de toutes les précautions de Descartes, les Jésuites, après quelques hésitations, se décident à la combattre. » Cela dure plus de quarante années.
Pascal avait souvent emprunté à Montaigne les traits de son pyrrhonisme, et, les reliant, en avait accru la force. Où l'auteur des Essais dit nonchalamment : Que sais-je ? Pascal affirme hautement que l'homme ne peut rien savoir.
« Notre raison est toujours déçue par l'inconstance des apparences *.
» L'homme n'est qu'un sujet plein d'erreur,