Revue des Deux Mondes, 1 er octobre
On a coutume d'y ajouter le Sermon pour la Profession de madame de La Vallière, qui peut être considéré, en effet, comme une oraison funèbre, puisque la personne qui en était le sujet mourait au monde, s'ensevelissait en prenant le voile, et s'enterrait dans le cloître. Peut-être aussi est-ce simplement parce qu'il fut prononcé à l'époque des grandes Oraisons funèbres, quand Bossuet était devenu un personnage.
Avant les six Oraisons funèbres ainsi recueillies, le grand archidiacre de Metz, préludant à ce genre dans lequel il devait s'illustrer par-dessus tous, en avait déjà prononcé cinq autres : celle du Père Bourgoing, supérieur général de l'Oratoire i ; celle de madame Yolande de Monterby, abbesse des Bernardines ; celle de Henri de Gournay, d'uue des plus nobles et illustres familles de Lorraine; celle de Nicolas Cornet, grand maître du collège de Navarre, sous lequel il avait étudié la philosophie et la théodicée ». 11 n'est pas exact de dire qu'il ait fait aussi celle de la Reine mère Anne d'Autriche ; c'est l'évêque d'Amiens , François Faure, ancien sous-précepteur de Louis XIV, qui fut chargé de prononcer cette Oraison à Saint-Denis, le 12 février 1666. Seulement Bossuet , avant lui,
1. Le 4 décembre 1662. — Et le Panégyrique de saint François de Sales, le 28 du même mois.