Il la prononça le 27 juin
BOSSUET Hîl
doijze jours après la mort de la Reine mère, à qui il était redevable de fréquentes marques de sa bienveillance, avait, dan» un sermon à Saint- Germain, laissé parler son cœur, et devancé les éloges funèbres. On n'en doit pas moins regretter avec Sainte-Beuve que ce discours, où Bossuet avait dû exprimer sa reconnaissance « et déployer déjà ses magnificences historiques » 4 , n'ait pasété imprimé.
Dans l'Oraison funèbre de son ancien maître, Nicolas Cornet, syndic de la Faculté de Théologie de Paris, et qui avait dénoncé à cette Faculté les cinq propositions extraites par lui du livre de Jansénius, Bossuet, quelle que soit sa gratitude pour ce premier instituteur de sa jeunesse, reste supérieur à tous les partis et ne se prononce pas moins nettement contre les excès du Jansénisme que contre ceux du Molinisme. « Deux maladies dangereuses, dit-il, ont affligé de nos jours le corps de TÉglise. Il a pris à quelques docteurs une malheureuse et inhumaine complaisance, une pitié meurtrière pour les pécheurs, qui les porte à excuser leurs passions, à condescendre à leur vanité, et à flatter leur ignorance affectée. — Quelques autres, non moins extrêmes, ont tenu les consciences captives sous des rigueurs très injustes : i!s ne peuvent supporter aucune faiblesse ; ils trai-