‹ Pascal, La Rochefoucauld, BossuetChapitre 33 sur 106 · Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, t. î, p · texte numérisé non relu

Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, t. î, p

nent toujours l'Enfer après eux * ; ils ne fulûiinent que des anathèmes. — Les uns rendent le vice aimable, et la sévérité des autres rend la vertu odieuse. »

Ainsi le bon sens de Bossuêt tient le milieu entre les jansénistes, trop austères, et les molinistes, trop relâchés. Il combattra plus tard, en troisième lieu, un autre excès, le quiétisme, erreur mystique de madame Guyon et de Fénelon.

Toutefois, ni cet équilibre admirable d'esprit, ni la douceur de son caractère dans la vie privée , n'empêcheront ses rigueurs impitoyables envers les Protestants,

Telles sont les cinq Oraisons funèbres que Bossuêt avait ^déjà faites, lorsqu'il fut chargé, en 1669, à quarante-deux ans, de prononcer celle de la Reine d'Angleterre. Cette princesse, exilée du trône, venait de mourir le 10 septembre, à Colombes, où elle avait coutume de passer l'été. On porta son cœur au couvent de la Visitation de Sainte- Marie-de-Chaillot, où elle avait établi sa demeure dans un corps de bâtiment construit exprès, en dehors de la clôture. Ce fut en présence de ce cœur et de Madame, fille de la princesse, que Bossuet prononça son discours le 16 novembre.

Des notes pour le composer lui avaient été fournies par la présidente de Motteville, sur Tordre

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