Voir ci-dessus, p
étrange 1 » qu'il donna lieu à des suppositions sinistres ; ensuite l'Oraison funèbre que Bossuet lui a consacrée.
Elle se divisera donc naturellement en deux parties : premièrement, le tableau de la réalité, le fond historique, avec les détails de l'événement terrible ; deuxièmement, l'œuvre du prédicateur sur ce fond : ce qu'il en a laissé, ce qu'il en a gardé, ce qu'il y a mis du sien, soit de sa doctrine et de ses idées théologiques, soit de ses sentiments personnels, de ses souvenirs, de son émotion, de son art et de son génie. Jamais le grand orateur ne fit rien de plus humain, de plus touchant, de plus beau*
Voici d'abord l'histoire vraie de la mort de cette princesse. Née parmi tant d'angoisses, elle avait toujours été chétive. Guy-Patin, dans une lettre à Falconet, du 26 septembre 1664, dit : « Madame s'est trouvée mal à Villers-Cotterets ; son médecin l'a mise au lait d'ànesse. Cette princesse est fluette, délicate, et a du penchant à la phthisie. » Était-ce la vue de ce péril qui avait détourné le Roi de l'épouser ? Il ne laissa pas de s'attacher ensuite à elle, tout en disant : « Ce sont de jolis petits os. » Elle avait un art naturel à prendre les cœurs, auquel le sien ne résista a ; et, ayant éprouvé