SIXIEME LEÇON
RMON POUR LA PROFESSION DE MADAME DE LA VALLIÈRE. — ORAISON DE LA REINE MARIE- THÉRÈSE. — ORAISON D'ANNE DE GONZAGUE, PRINCESSE PALATINE.
Nous étudierons aujourd'hui, eu les parcourant le plus rapidement possible, sans toutefois manquer d'en cueillir la fleur, trois discours de Bossuet, dans lesquels l'orateur vous apparaîtra sous des aspects nouveaux et divers. Nous continuerons d'observer, sous les ornements et parfois les déguisements de l'éloquence, les dessous historiques réels. Car nous n'étudions pas seulement des paroles, mais les choses mêmes : les unes sans les autres n'auraient guère de valeur pour nous. Nous ne séparons jamais l'étude morale d'avec l'étude
littéraire; ce qui nous intéresse, ce n'est pas seulement l'art, si élevé qu'il soit ; c'est la vie, la nature humaine, dont l'art est une des manifestations.
L'ordre chronologique amène maintenant, avant TOraison funèbre de la reine Marie-Thérèse, le Sermon pour la Profession l de Madame de La Val- Hère, duchesse de Vaujour s , prononcé par Bossupt aux Carmélites du faubourg Saint-Jacques.
Ce n'est pas sans raison que l'on met ce Sermon dans le recueil des Oraisons funèbres : n'en est-ce pas une en effet, et prononcée sur une personne qui s'enterrait toute vive dans le cloître ?
A l'époque où elle prit la résolution d'entrer aux Carmélites, elle n'avait pas encore trente ans ; elle en avait trente et un lorsqu'elle y entra. Née en