‹ Pascal, La Rochefoucauld, BossuetChapitre 80 sur 106 · Voir, sur le mot exterminer, la note ci-dessus p · texte numérisé non relu

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2. Voir le cardinal de fiausset, Histoire de Bossuet, p. 582, tn-8».

catholique convaincu d'avoir célébré la messe encourait l'emprisonnement perpétuel : et, pour que la loi ne demeurât pas lettre morte, une prime de cent livres sterling était le salaire du dénonciateur; un catholique n'était pas admis dans les établissements d'instruction ; un catholique ne pouvait pas posséder un cheval qui valût plus de cinq livres ; un catholique ne pouvait ni avoir accès aux fonctions publiques, civiles ou militaires, ni enseigner, ni plaider ; on pouvait le sommer ou de renoncer à sa religion ou de quitter l'Angleterre ; et, s'il n'obéissait pas, ou qu'il rentrât un jour, la mort *. Les adversaires de Bossuet, les Saurin et les Jurieu, s'emportaient également contre l'esprit philosophique de Bayle, et affirmaient contre celui-ci que les princes ont le devoir de maintenir la pureté de la Foi en se servant de leur autorité pour réprimer les sectes dissidentes . N'est-ce pas la même doctrine que celle de B ssuet ? Aussi, quand on prétend que la Réforme s'est faite au nom de la liberté de conscience ou du libre examen , on énonce une thèse absolument contraire aux faits. Un pasteur protestant libéral de nos jours % le reconnaît et le démontre avec autant de sincérité que de justesse . « La préten-

1. Voir Ferdinand Bruneiière, Revue des Deux Mondes, 1" octobre 1884,

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