Né à Dieppe en 1638, mort en
Bossuet, se considérant comme « le vicaire de Dieu 1 » dénonça Richard Simon, l'accusa « d'une dangeureuse et libertine * critique, . • . d'un sourd dessein de saper le fondement de la Religion ». Il le fit exclure de l'Oratoire (25 avril 1678). Puis il fit supprimer le livre , Histoire critique de l'Ancien Testament. Un arrêt du Conseil, en date du 19 juin 1678 , ordonna la destruction de tous les exemplaires , avec défense expresse à tous les libraires de faire dans la suite réimprimer l'ouvrage, sous quelque prétexte que ce pût être. Toute l'édition trouvée chez le libraire Billaine fut mise au pilon ou brûlée. Sept ou huit exemplaires seulement, qui étaient aux mains de l'auteur, échappèrent à la destruction. Bossuet le malmena tant qu'il put, chose plus facile que de le réfuter. Richard Simon savait l'hébreu, et Bossuet ne le savait pas. Sainte-Beuve compare le livre de Richard Simon à « un brûlot caché sous les eaux, attaché aux flancs du vaisseau superbe , qu'il fera plus tard éclater ». — « Pour parler sans figure, ajoute-t-il, la Deuxième Partie du Discours sur F Histoire universelle a perdu considérablement, et elle perdra de plus en plus dans l'opinion de ceux qui examinent. »
Mais, si le fond est sujet à mille objections, la