‹ Pascal, La Rochefoucauld, BossuetChapitre 94 sur 106 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous avons dû nous en tenir aux œuvres capitales de ce grand écrivain. Cependant il en est plusieurs, parmi les autres, qui mériteraient aussi d'être étudiées. J'en rappellerai quelques-unes seulement, pour finir.

Outre le Discours sur l Histoire universelle, Bossiiet, pendant les huit années de son préceptorat, écrivit deux autres ouvrages: la Connaissance de Dieu et de soi-même, et la Politique tirée des paroles de l'Écriture sainte. L'esprit général de ce

dernier livre a été suffisamment indiqué au commencement de la leçon précédente; il sera parlé de l'autre tout à l'heure. Mais il est utile de rappeler, auparavant, quelques détails qui continuent et complètent la biographie.

Quand il eut achevé l'éducation du Dauphin, vers la fin de Tannée 1679, époque à laquelle le mariage de ce jeune prince avec la princesse de Bavière fut décidé, il se vit presque aussitôt nommé aumônier de la Dauphine, dès le 9 mars 4680, et fui envoyé, avec toute la maison de cette Princesse, pour la recevoir sur la frontière. Puis, Dominique de Ligny, évêque de Idéaux, étant venu à mourir au mois d'avril 1681, Louis XIV, le 2 mai suivant, choisit Bossuet pour lui succéder. L'évêque n'en conserva pas moins son titre et ses fonctions près de la Dauphine. Comme le Roi avait à cœur, pour le Dauphin, pour la Dauphine et pour lui-même, de le retenir non loin de la Cour, nul diocèse ne pouvait mieux que celui de Meaux convenir à ce dessein 1 .

Avant qu'il eût reçu ses bulles, l'assemblée

1 . C'est ce que dit Bossuet lui-même dans une lettre au pape Innocent XI, du 12 mai 1681. Me... Rex maximus ad Meldensis Ecciesiœ regimen designavit, ipsa vicinitate (sic emm tanto Régi testari plaeuit ) provocatus, ne a serenissimo Delphino totus avellerer. — « Le Roi m'a désigné pour Tévéché deMeaux, et Sa Majesté a bien voulu me dire que la proximité même de ce diocèse avait été pour beaucoup dans sa décision, afin que je ne fusse pas tout à fait arraché de Monseigneur le Dauphin. »

métropolitaine de Paris le nomma député de rassemblée générale du Clergé, en 1882, et il fut aussitôt chargé de faire le discours d'ouverture. Ce? fut le célèbre Sermon sur l'Unité de V Église, dans lequel, pourtant, il maintint les principes particuliers de l'Église gallicane ; ce qui, surtout avec les Quatre Articles, l'empêcha d'être nommé cardinal et de justifier la prédiction pompeuse faite par. celui qui l'avait reçu à l'Académie : a Vous marchez sur les pas du cardinal Du Perron, des Bembe, des Sadolet, des Bentivole, et des autres ornements du Sacré Collège, qui ont cru qu'il ne leur était pas moins glorieux de se parer de l'immortelle verdure des lauriers du Parnasse, que de se distinguer par l'éclat éblouissant de ïù pourpre romaine 1 . »

Il n'attendit pas que l'assemblée fût séparée pour aller prendre possession de son diocèse, où il arriva le 16 février 1682. Après son installation dans l'évêché de Meaux, il alla faire une retraite à la Trappe, chez son ami l'abbé de Rancé : voyage qu'il renouvela sept fois dans sa vie.

En 1698 , il fut nommé conseiller d'État . Et, madame la Daupbine étant morte, il devint premier aumônier de la nouvelle Dauphine, maaame la duchesse de Bourgogne.

Lorsqu'une nouvelle assemblée du Clergé fut

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