Faugère, Pensées, etc., t. T, p
2. Essais, liv. II, eh. XII. « Qui fagoterait suffisamment on amas des ânefies de l'humaine sapience, il dirait merveilles. Je conseillais en Italie, à quelqu'un qui était en peine de parler italien, que pourvu qu'il ne cherchât qu'à se faire entendre, sans y vouloir autrement exceller, qu'il employât seulement les premiers mots qui lui viendraient à la bouche, latins, français, espagnols, ou gascons, et qu'en y ajoutant la terminaison italienne, U ne faudrait jamais à rencontrer quelque idiome du pays, ou toscan, ou romain, ou vénitien, ou piémontais, ou napolitain, et de se joindre à quelqu'une de tant de formes; je dis de même de la philosophie; elle a tant de visages et de variété, et a tant dit, que tous nos songes et rêveries s'y trouvent; l'humaine fantaisie ne peut rien concevoir, en bien et en mal, qui n'y soit : nikil iam absurde dici potest, quod non dicatur ab aliquo philosophorum. »