Œuvres complètes, t. X
imprimée il a déjà quelques mois, et a été faite fort exactement sur une haute montagne d'Auvergne, appelée le Puy-de-Dôme *. »
Le 17 août 1649, Descartes écrit de nouveau à Garcavi : « J'avais quelque intérêt de savoir cette expérience, à cause que c'est moi qui avais prié M. Pascal, il y a deux ans, de la vouloir faire et je l'avais assuré du succès, comme étant entièrement conforme à mes principes, sans quoi il n'aurait eu garde d'y penser, à cause qu'il était d'opinion contraire *. »
Quoi de plus précis? Et comment, lorsqu'elle vient de Descartes, suspecter une telle allégation?
Aussi ces textes de Descartes ne laissent pas que de rendre M. Havet perplexe. Toutefois il estime que les textes suivants de Pascal offrent aux assertions de Descartes une contre-partie assez forte « pour qu'on demeure au moins suspendu entre des affirmations contraires ». Il tient même « que si l'on était obligé de choisir, celle de Pascal se présente avec plus d'autorité ».
En effet, le 15 novembre 1647, Pascal écrit à M. Perier. Il se montre comme hésitant entre ceux qui expliquent l'ascension de l'eau ou du vif-argent par la pesanteur de l'air, et ceux qui l'attribuent à l'horreur du vide, « résolu néanmoins de chercher