‹ Pascal physicien et philosophe: Défense de PascalChapitre 46 sur 51 · Œuvres complètes, t. IV, p. 347 et suiv · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, t. IV, p. 347 et suiv

je puis dire que la nouvelle connaissance qu'elle nous a découverte est entièrement de moi *. »

Rien, également, ne semble plus clair. Et de même que lorsqu'il s'agissait de Descartes, comment, lorsqu'elle vient de Pascal, suspecter une telle allégation?

M. Havet voudra bien le remarquer. Descartes écrit expressément : « J'avais prié M. Pascal de vouloir faire cette expérience et l'avais assuré du succès, sans quoi il n^eût eu garde d'y penser y à cause quHl était d*opinion contraire, » Si donc Pascal, à son tour, avait écrit : « Descartes n'est pour rien dans l'expérience du Puy-de-Dôme », entre la parole de Descartes et celle de Pascal, il serait assurément fort difficile de choisir. Mais les choses ne se présentent point ainsi. D'un côté. Descartes dit nettement : « Oui, c'est moi qui ai prié M. Pascal de vouloir faire cette expérience. » D'un autre côté, est-ce que Pascal dit nettement, est-ce qu'il a jamais dit : « Non, je ne dois rien à Descartes? » Nullement. Lorsque sur le ton le plus hautain Pascal affirme « que l'expérience est de son invention », ce dont il se défend (il importe de le constater), ce n'est pas seulement de s'être attribué l'expérience de Torricelli, c'est aussi et wrtout d'avoir emprunté quoi que ce soit à un Capucin milanais, le P. Valérien

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