‹ Pascal physicien et philosophe: Défense de PascalChapitre 47 sur 51 · Couvres complètes, t. IV, p, 212 et suiv · texte numérisé non relu

Couvres complètes, t. IV, p, 212 et suiv

Magni, légat apostolique en Pologne, lequel, effectivement, s'était borné à reproduire, sans y ajouter quoi que ce fût, les expériences de Torricelli. Quant à Descartes, Pascal n'en dit rien; il n'en dit rien, encore qu'il n'ait pu oublier ce qui s'est passé entre Descartes et luî; il n'en dit rien, quoiqu'il ait connu les regrets de Descartes par Garcavi, un de ses familiers. « J'ai écrit à M. Pascal, mandait de Paris, le 24 septembre 1649, Garcavi à Descartes, j'ai écrit à M. Pascal qui n'est pas encore de retour en cette ville, ce que vous avez désiré que je lui fisse savoir de votre part touchant l'expérience qu'il a fait faire du vif-argent ^ » Non, nulle part, à aucun moment, ni dans sa relation de lexpérience du Puyde-Dôme, parue en 1648, ni antérieurement dans sa publication de 4647, intitulée : Nouvelles expériences sur le vide, Pascal ne souffle mot de ses entretiens avec Descartes. 11 se borne à déclarer hardiment, bien que relativement à Descartes d'une manière équivoque (d'aucuns lui reprocheraient même ici peut-être d'avoir eu recours à une de ces restrictions mentales que devaient si justement mettre en abomination les Provinciales) ; Pascal se borne à soutenir que « l'expérience est de son invention ». Gonséquemment, ee n'est point entre une affirmation de Descartes et une dénégation de

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