‹ Pascal, physicien et philosophe (volume 2)Chapitre 13 sur 89 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

débats relatifs au probabilisme et à la grâce. Ce serait par conséquent remuer des cendres entièrement éteintes aSn d'y découvrir quelques restes de feu, que de reprendre aujourd'hui des controverses, qui passionnèrent, il y a deux cent ans et plus, Jésuites et Parlementaires, Jésuites et Universitaires, Jansénistes et Jésuites. Aussi bien, quelque indestructible et populaire que soit la réputation des Provinciales, le physicien et le géomètre l'emportent chez Pascal, et de beaucoup, sur le polémiste. A la vérité, les solutions élégantes qu'a données Pascal des problèmes géométriques les plus délicats n'ont point sensiblement contribué à Tavancement de la science, et ses essais mathématiques ne contiennent sans contredit rien qui approche ni de l'application de l'algèbre à la géométrie par Descartes, ni de la découverte du calcul infinitésimal par Leibniz et par Newton. D'un autre côté, pour avoir nécessité un merveilleux effort de sagacité et de patience, sa machine arithmétique *, bientôt d'ailleurs sur-

1. La BJibliothèque Nationale à Paris et la Bibliothèque de la Ville de Clermont-Ferrand possèdent chacune un exemplaire de la machine arithmétique.

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