‹ Pascal, physicien et philosophe (volume 2)Chapitre 15 sur 89 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

thèse, puérilement échafaudée sur des pièces apocryphes et qui eut pourtant le don, un certain jour, de séduire de fermes et subtils esprits, ne compte plus désormais qu'au nombre des mystifications grossières dont à peine il y a lieu de conserver le souvenir ^ Mais si Pascal c( n'a jamais été amené jusqu'au seuil de la grande découverte de la gravitation sidérale, » s'il hésite ou peut-être même ne consent pas à admettre le mouvement de la terre après les démonstrations pourtant probantes de Copernic et de Galilée, c'est à Pascal que revient la gloire, une fois la pesanteur de Pair vérifiée

1. On sait que cette hypothèse fut mise en circulation par un géomètre éminent, le vénérable M. Chasles, après qu'il se fut rendu acquéreur d*un grand nombre de lettres inédites, attribuée^ à des célébrités de toute sorte et nommément & Pascal. Dans une publication intitulée : Défense de B. Pascal et accessoirement de Newton, Galilée, Montesquieu, etCi, contre les faux documents présentés par M, Chasles à V Académie des Sciences, Paris, 1868, in-4, M. Prosper Faugère parvint aisément à démontrer et d'une manière péremptoire, que toutes ces prétendues lettres étaient d'une composition aussi malhabile que récente. La réponse de M. Chasles {Sur l'ouvrage de M, Faugère, intitulé: Défense de Pascal et accessoirement de Newton, Galilée, etc., Paris, 1868, in-4), est un monument rare d'opiniâtre crédulité. Rappelons que tout ce débat se dénoua par la condamnation en Cour d'assises d'un faussaire nommé Vrin-Lucas, qui avait escroqué le trop candide M. Chasles en lui vendant au poids de l'or des documents entièrement fabriqués.

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