‹ Pascal, physicien et philosophe (volume 2)Chapitre 16 sur 89 · PRÉFACE XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXI

par ses soins, d'en avoir défini les lois et déterminé les applications principales. Toutefois, ici encore, l'histoire veut qu'on le constate. Cette gloire, Pascal en demeure, dans une large mesure, redevable à Descartes bien plus qu'à Torricelli, et c'est là un point laissé obscur, quoique important, que nous avons entrepris d'éclaircir. Restituer à Descartes les idées qui lui appartiennent, n'est-ce pas en effet, dût l'auréole scientifique de Pascal y perdre quelques rayons, n'estce pas rétablir la science Française dans ses droits primordiaux?

Cependant, à étudier chez Pascal la question de la pesanteur de l'air, ce problème qui se ratche aux idées du plein et du vide, nous reporte de la physique à la métaphysique, et ainsi dans le physicien nous conduit à mieux apprécier le penseur philosophe. Et tel est en effet le caractère essentiel de Pascal et la marque excellente de son génie. Ni ses pamphlets théologiques, quel qu'en soit le charme irrésistible, ni ses travaux en mathématiques et en physique, quelque féconds et ingénieux qu'on les estime, n'auraient apparemment suffi pour assurer à sa

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