Id,, Ibid,, t. IV, p
rhorreur du vide, s'ils le peuvent : sinon quHis reconnaissent que les expériences sont les véritables maîtres qu*il convient de suivre dans la physique ; que celle qui a été faite sur les montagnes a renversé cette croyance universelle du Monde que la Nature abhorre le vide, et ouvert cette connaissance qui ne saurait jamais plus périr, que la Nature n'a aucune horreur pour le vide, qu'elle ne fait aucune chose pour l'éviter, et que la pesanteur de la masse de Tair est la véritable cause de tous les effets qu'on avait jusqu'ici attribués à cette cause imaginaire ^ »
A coup sûr, jamais revendication d'une découverte ne fut à la fois plus explicite et plus solennelle.
D'après Baillet, c'était même inutilement que, de retour en Hollande, Descartes, nous l'avons vu, avait réclamé de Pascal la réfutation de sa théorie de la
1. Bossut, Œuvres de B, Pascal, t. IV, p. 325. Pascal ne doute pas qu'il n'ait fondé la pneumatique, et c'est à ce qu'il appelle ses principes quMl ramène l'explication de toutes les nouvelles expériences qu'on pourra tenter. Cf. Bossut, Ouv. ciL, t. IV, p. 372. Nouvelles Expériences faites en Angleterre, expliquées par les principes établis dans les deux Traités précédents de VÉquilibre des Liqueurs et de la Pesanteur de la masse de VAir, « Outre les expériences qui ont été rapportées dans les Traités précédents, il peut s'en faire une infinité d'autres pareilles, dont on rendra toujours raison par le principe de la masse de l'air. Plusieurs personnes ont pris plaisir, depuis quinze ou vingt ans, d'en inventer de nouvelles; et entre les autres, un gentilhomme Anglais, nommé M. Boyle, en a fait de fort curieuses dans un livre qu'il a composé en anglais, et qui a été depuis traduit en latin sous ce titre : Nova expérimenta Physico- Mechanica de aère» »
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matière subtile, lui faisant dire par Carcavi qu*il attendait toujours cette réfutation et qu'il la recevrait en très bonne part, comme il avait toujours reçu les objections qui lui avaient été faites sans calomnie. « Toutes ses honnêtetés n'eurent pas grand effet sur l'esprit de M. Pascal *. »
Cependant, même chez Pascal, avec les circonstances changent les dispositions. Effectivement, du jour où Descartes fut installé à la cour de Stockolm, qui d'ailleurs était si peu faite pour lui ', Pascal, se détachant en quelque façon de Roberval, parut s'efforcer uniquement d'obtenir les bonnes grâces du philosophe attitré de la reine Christine. « Loin d'ac-