‹ Pascal, physicien et philosophe (volume 2)Chapitre 32 sur 89 · Baillet, La Vie de M, Descartes, 2* partie, p · texte numérisé non relu

Baillet, La Vie de M, Descartes, 2* partie, p

2. Descartes arriva à Stockolm au commencement d'octobre 1649. Relativement à son séjour et à sa mort en Suède, voyez Baillet, La Vie de M. Descartes, 2® partie, p. 364 et suiv. et Arckenholtz, Af rfmoirej concernant Christine, reine deSuèdef 4 V. in-4». Amsterdam et Leipzig, 1751-1760, t. I,p. 223 et suiv. Ce ne fut point sans les plus sinistres pressentiments et qui ne devaient que trop se vérifler, que Descartes, après bien des hésitations, quitta, pour se rendre à Stockolm, sa délicieuse solitude d'Egmond. Entretenir de philosophie, dès cinq heures du matin, en plein hiver et dans une bibliothëque'glacée, une jeune femme bizarre; afin d'être dispensé de danser dans les ballets, composer du moins des vers français pour les bals de la Cour; être en butte aux basses intrigues de mille envieux, telle fut la nouvelle existence à laquelle tout d'abord Descartes se vit condamné et que termina promptement une pleurésie due au froid rigoureux de la Suède. L'espoir de servir les intérêts de la science, le désir d'assurer à la princesse Palatine Elisabeth, son élève chérie, une protection, et je ne sais quelle {^scination de la grandeur, telles furent sans doute les causes qui finirent par décider Descartes à prendre sa funeste résolution.

cordera M. Descartes la réfutation qu'il lui avait fait espérer de sa matière subtile, écrit Baillet, M. Pascal ne voulut plus songer qu*aux moyens de mériter son amitié, comme avaient déjà fait M. son père nouvellement revenu de l'intendance de Rouen, et M. Perler, son beau-frère, par la médiation de l'ambassadeur de Suède, leur ami commun. » Or, il est à remarquer que c'est en 1650 que Pascal adressait à la reine Christine, avec une lettre d'une éloquence tout ensemble chevaleresque et hautaine *, cette

1. Cf. Bossut, Œuvres de B, Pascal, t. IV, p. 25» « Si j'avais autant de santé que de zèle, j'irais moi-même présenter à Votre Majesté un ouvrage de plusieurs années, que j'ose lui offrir de si loin ; et je ne souffrirais pas que d'autres mains que les miennes eussent l'honneur de le porter aux pieds de la plus grande princesse du monde.... Je nMmportunerai pas Votre Majesté du particulier de ce qui compose cette machine : si elle en a quelque curiosité, elle pourra se contenter dans un discours que j'ai adressé à M. de Bourdelot ; j'y ai touché en peu de mots toute l'histoire de cet ouvrage... Les mômes degrés se rencontrent entre les génies qu'entre les conditions, et le pouvoir des rois sur leurs sujets n'est, ce me semble, qu'une image du pouvoir des esprits sur les esprits qui leur sont inférieurs... Ce second empire me paraît même d'un ordre d'autant plus élevé, que les esprits sont d'un ordre plus élevé .que les corps, et d'autant plus équitable, qu'il ne peut être départi et conservé que par le mérite, au lieu que l'autre peut l'être par la naissance et par la fortune... Quelque puissant que soit un monarque, il manque quelque chose à sa gloire, s'il n'a la prééminence de l'esprit; et quelque éclairé que soit un sujet, sa condition est toujours rabaissée par sa dépendance. Les hommes qui désirent naturellement ce qui est le plus parfait, avaient jusqu'ici continuellement aspiré à rencontrer ce so\iverain par excellence. Tous les rois et tous les savants en étaient des ébauches, qui ne remplissaient

machine arithmétique surprenante, mais restée inutile, malgré les perfectionnements qu'y apporta Leibniz *, machine qui lui avait demandé tant de

qu'à demi leur attente; ce chef-d'œuvre était réservé à notre siècle. Et afin que cette grande merveille parût accompagnée de tous les sujets possibles d'étonnement^ le degré où les hommes n'avaient pu atteindre est rempli par une jeune reine, dans laquelle se rencontrent ensemble l'avantage de l'expérieûce avec la tendresse de l'&ge, le loisir de l'étude avec l'occupation d'une royale naissance, et l'éminence de la science avec la faiblesse du sexe.... Régnez donc, incomparable princesse, d'une façon toute nouvelle ; que votre génie vous assujettisse tout ce qui n'est pas soumis à vos armes ; régnez par le droit de la naissance, par une longue suite d'années, sur tant de triomphantes provinces, mais régnez toujours par la force de votre mérite sur toute l'étendue de la terre. Pour moi, n'étant pas né sous le premier de vos empires, je veux que tout le monde sache que je fais gloire de vivre sous le second, et c'est pour le témoigner, que j'ose lever les yeux jusqu'à ma Reine, en lui donnant cette première preuve de ma dépendance. »

1. Opéra omnia Leifmitii, Ed, Dutens, t. VI, pars. 1, p. 59. Leibnitius Placcio, 4695. « Jam viginti et amplius anni sunt, quod Gain Anglique videre meum inslrumentuyn arithmeticum^ sine exemplo novum, et a Neperiana rhabdologia, a Paschaliana machina pariter et a Morlandiana toto cœlo diversum, » Cf. Ifnd., p. 248, Lettre V à Thomas Bumet, 1697. Leibniz y revient avec complaisance sur son invention, et en prend occasion^ malgré des protestations de modestie, de se comparer avantageusement à Pascal, que d'ailleurs il connaît assez mal. Car après l'avoir accusé {Ibid., p. 304) « d'être scrupuleux jusqu'à la folie », il reproche à l'auteur des Provinciales « d'avoir eu l'esprit plein des préjugés du parti de Rome ». Son langage mérite d'être cité. « Pour moi, écritil, qui n'ai pas la vanité de faire comparaison avec cet homme célèbre (Pascal), et qui n'ai pas cette opinion de moi que je puisse faire des choses où d'autres ne puissent arriver, jô n'ai pas laissé d'avoir le bonheur de faire quel-

liO PASCAL

Boins, coûté tant de frais, et poar laquelle, aussi bien, il ne cessait, semble-t-il, de solliciter les applaudissements. Pascal si sensible à la gloire, Pas* cal aurait eu, selon toute apparence, regret que Descartes n*eût pas donné à Christine une assez haute idée de son caractère et de son génie. Car lui

ques découvertes, qui ont cela de bon, qu^elles ouvrent le chemin pour aller plus loin et qu'elles augmentent le nombre des méthodes qui font partie de l'art d'inventer. J'ai encore eu le bonheur de produire une machine arithmétique infiniment dilTérente de celle de M. Pascal, puisque la mienne fait les grandes multiplications et divisions en un moment, et sans additions ou soustractions auxiliaires ; au lieu que celle de M. Pascal, dont on parlait comme d'une chose merveilleuse (et non pas sans raison) n'était proprement que pour les additions et soustractions, qu'on pouvait combiner avec les bâtons de Neper, comme a fait depuis M. Moreland; c'est pourquoi MM. Arnaud, Huygens, et même MM. Perier, neveux de M. Pascal, quand ils ont vu mon échantillon à Paris, avouèrent qu'il n*y avait pas de comparaison entre celle de M. Pascal et la mienne... Ainsi, si les beUes productions de M. Pascal dans les sciences devaient donner du poids aux pensées qu'il promettait sur la vérité du Christianisme, j'oserai dire que ce que j'ai eu le bonheur de découvrir dans la même science ne ferait point de tort à des méditations, que j'ai encore sur la religion ; d'autant que mes méditations sont le fruit d'une application bien plus grande et bien plus longue que celle que M. Pascal avait donnée à ces matières relevées de théologie ; outre qu'il avait l'esprit plein des préjugés du parti de Rome, comme ses pensées posthumes le font connaître, et qu'il n'avoit pas étudié l'histoire ni la jurisprudence avec autant de soin que j'ai fait. Et cependant l'une et l'autre est requise pour établir certaines vérités de la religion chrétienne... Il est vrai que son génie extraordinaire suppléait A tout; mais souvent l'application et l'information est aussi nécessaire que le génie. »

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aussi avait cédé aux prestiges que sa jeunesse plus encore que son esprit valait à la fille fantasque de Gustave-Adolphe.

Et pourtant, comment aussi ne pas le noter? Que Descartes fût vivant ou qu'il vînt de mourir (et il est probable que Descartes n'était déjà plus), ici encore, ce n'est ni de son compatriote Chanut, l'ami de Descartes, ni surtout de Descartes luimême, que Pascal se réclame; c'est d'un personnage équivoque, mais influent, du médecin de ]a reine, M. de ^ourdelot *.

1. Cf. Arckenholtz, Ouvr. cit,, t. I, p. 237 et suiv. « Cet homme s'appelait proprement Michon, fils d*un barbier de Sens, qui avait appris la profession d'apothicaire et était Bourguignon. Son oncle Bourdelot était médecin, et comme il avait de la réputation parmi les gens de lettres, notre Michon adopta son nom... Quelque aventure le fit passer en Italie, et, de retour de là, non seulement il se fit appeler médecin partout, mais il poussa l'effronterie jusqu^à débiter qu'il en avait exercé la charge auprès d'Urbain VIII... Recommandé par son compatriote Saumaise, Bourdelot s'étant insinué dans les bonnes grâces de Christine par ses étourderies, par de bons mots et des traits satiriques, qu'il savait lâcher à propos, fît sa principale étude, dès son entrée à la Cour, de connaître à fond l'humeur et le caractère de la reine. Il n'y avait ni ruses ni souplesses qu'il ne mit en œuvre pour se mettre seul dans la confiance auprès d'elle, et il employa si bien ses tours de charlatan que Christine s'en infatua, et qu'il passa dans son esprit pour un homme universel, tel que Saumaise le lui avait dépeint. Il savait chanter de petits airs, il jouait de la guitare ; il s'entendait à toute sorte de parfums, il n'ignorait pas même la cuisine. Mais pour ce qui était des belles-lettres et des sciences solides, il n'en avait presque point de teinture. Convaincu en lui-même de son ignorance dans la littéra-

Quoi qu'il en soit, en fait, il reste établi que Pascal, trop peu admiré à ses débuts par Descartes, éprouva pour Descartes et sa philosophie, en raison de cette froideur même, de Féloignement; que sa

ture, son premier soin fut d'éloigner de la Reine tous les hommes solidement savanls, et, pour cet efTet, de les mettre mal dans son esprit. Nandé, Vossius, Bochart, Heinsiiis, Courtin furent les premiei*s qu'il détruisit... Le sieur Vauciennes ajoute qu'à mesure que Bourdelot se rendait maître de Tesprit et de la faveur de la reine jusqu'au point qu'elle faisait peu de choses sans les lui communiquer, il écartait d'elle tous ceux de sa nation, qui pouvaient lui faire tant aoit peu d'ombrage. » Cf. Feller, Otium Hanoveranum sive Miscellanea ex ore et schedù Leibnitiù Lipsix, 1737, in-12, p. 201. « Regina Christina cum adolesceret^ ut erat cata adjunxit sibi homines nihili eosque fecit senatores, ut inter cœcos lusca regnaret. Ht erant juvenes nuper forte ex Gallia reduces, saltatoribus quam senatoribus aptiores. At seriior Oxestirnius et alii magni virif spreti in aula lasciviente, plerique in sua prxdia rustica sua recessere, Regina Ueta voluptatibus indulget. Intérim spreti senatores parochos locorum tota provincia sibi familiares reddunt,,, reginœ cum Ponti/iciis, imprimis vero cum Piementello, legato Hispanico, Bourdelotio, medico GallOf sub specie lingux docendœ^ familiaritatem, ad religionis vene contemtum spectantem, exaggerant. » Ce n'est pas que Bourdelot ne s'entremit auprès de la reine en faveur de ceux de ses compatriotes quMl savait devoir rester à distance. C'est ainsi, par exemple, qu'auprès de Christine il servit d'intermédiaire à Gassendi, dont la réputation avait attiré l'attention de la Reine et qui s'était empressé, à son tour, de prodiguer à celte princesse ses adorations. Voyez [Vie de Pierre Gassendi, par le P. Bougerel. Paris, 1737, in-12, p. 359 et Arckenhollz, t. I, p. 256] la lettre que Christine écrivait à ce rival et contradicteur de Descaptes. « Je reste, disait-elle, infiniment obligée à celui (Bourdelot) qui vous a fait connaître une partie des sentiments que j'ai pour vous, et je le suis d'autant plus, puisque ce bon office est un surcroît des autres services

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liaison, jusque dans les derniers temps, étroite avec Roberval, adversaire médiocre et jaloux de Descartes, ne flt qu'accroître pour Descartes sa propre antipathie; qu'enfin son amour-propre d'inventeur l'empêcha de reconnaître que Descartes avait, avant

qu'il m'a rendus. Et encore que je confesse lui devoir la restitution de ma santé et de ma vie, et qu'il semble qu'après cela il ne puisse rien ajouter à ce que je lui dois ; néanmoins j'avoue que Tobligation de m'avoir procuré ces assurances de votre estime égale tous les autres services dont je lui suis redevable... Puisqu'il ne m'est pas permis d'espérer le bien de pouvoir en votre présence vous professer mon estime et ma bienveillance, permettez au moins que mes lettres vous assurent des sentiments avantageux que je conserverai toute ma vie pour vous, et que les vôtres me puissent donner les confirmations de votre bonne volonté. Souffrez que mes lettres interrompent quelquefois vos méditations et votre loisir. Je vous consulterai comme l'oracle de la vérité pour m'éclaircir de mes doutes, et si vous voulez prendre la peine d'instruire mon ignorance, vous ne ferez autre chose, sinon augmenter le nombre de ceux qui savent vous estimer dignement. Je vous prie de croire que j'observerai vos préceptes aussi religieusement que l'on est accoutumé d'observer les dogmes des plus célèbres législateurs. » Cette lettre est du 27 septembre 1652. Quel éclectisme que celui de Christine, et comme Descartes est vite par elle oublié ! fiourdelot, qui finit pas s'aliéner Christine, chercha à remédier à sa fortune, en se faisant abbé à son retour en France, et quel abbé! Avant de devenir médecin de la reine de Suède, il avait été celui du grand Condé. M. Cousin [Jacqueline Pascal, p. 400), en transcrivant la réponse que fit Bourdelot à la lettre que Pascal lui avait adressée à luimême pour le prier de remettre sa dédicace à la reine, ajoute : « Dans cette réponse, sous des éloges très mérités de Pascal se cache plus d'un trait contre Descartes qui venait de mourir, et qui, après comme avant sa mort, a toujours eu l'honneur de réunir contre lui les esprits médiocres de tous les temps. »

lui, affirmé la pesanteur de l'air, ou, du moins, que c'était en partie, en grande partie, à ses suggestions pressantes qu'il devait d'avoir réalisé les expériences qui assuraient à cette vérité la consécration d'une démonstration définitive.

La question de la pesanteur de l'air et la question du vide sont deux questions qu'il faut se garder de confondre. En effet, quoique connexes, ces deux problèmes restent distincts et n'appellent point nécessairement la même solution. On peut affirmer la pesanteur de l'air et nier le vide. On peut, au contraire, affirmer le vide tout en affirmant la pesanteur de Tair. C'est précisément cette diversité de vues qui se rencontre chez Descartes et chez Pascal. Descartes, qui, de très bonne heure, a reconnu la pesanteur de Tair, a, de tout temps, rejeté le vide. Pour lui tout est plein; ce qui semble vide est rempli d'une matière qu'il appelle matière subtile ; c'est dans le plein que le mouvement se produit circulairement. Il est permis sans doute de critiquer la théorie Cartésienne du mouvement et du plein, c'est-à-dire la doctrine de Descartes sur la matière. « Je ne puis goûter l'idée que Descartes s'est faite de la matière, remarquait Huyghens; elle

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équivaut pour moi à Tidée du vide. » Et ce n'était point de la part de Leibniz une illusion, que de prétendre réformer la philosophie première, ide primae philosophiœ emendatione, en y rectifiant Tidée de substance, parce que, dans l'idée même de substance qui est matière, il introduisait l'idée de force *. Néanmoins il est hors de conteste que Descartes a toujours considéré comme un puéril non-sens cet adage si accrédité, que la nature a horreur du vide. Encore un coup, dans son système, tout est plein, et c'est par le mouvement, par la pression, par le refoulement dans le plein, qu'il explique l'ascension des liquides.

Telle n'est pas l'opinion de Pascal. Et d'abord, ce n'est que par degrés et peu à peu que Pascal est parvenu à se déprendre de cette maxime, que la nature a horreur du vide. Lui-même, dans sa relation de l'expérience du puy de Dôme, en fait l'aveu et y indique très clairement la succession des progrès de sa pensée. « Mon cher lecteur, écrit-il, le consentement universel des peuples et la foule des philosophes concourent à l'établissement de ce principe, que la Nature souffrirait plutôt sa destruction propre, que le moindre espace vide. Quelques esprits des plus élevés en ont pris un plus modéré ; car encore qu'ils aient cru que la Nature

1. De primée philosophise emendatione et de notione substantiœ, Leibn., 0pp. éd. Dutens, t. XI, pars i, p. 18.

a de rborreur pour le vide, ils ont néanmoins estimé que cette répugnance avait des limites, et qu*elle pouvait être surmontée par quelque violence; mais il ne s'est encore trouvé personne qui ait avancé ce troisième : que la Nature n'a aucune répugnance pour le vide, qu'elle ne fait aucun effort pour Téviter, et qu'elle Tadrnet sans peine et sans résistance ^ » En 1648, Pascal ne craint donc pas d'afSrmer que personne jusque-là ne s'est encore rencontré, qui ait refusé d'admettre que la nature eût une répugnance quelconque pour le vide. C'est par conséquent à lui et à lui seul, qu'on devra rapporter tout l'honneur de cette découverte. « Les expériences que je vous ai données dans mon Abrégé, ajoute-t-il, détruisent, à mon jugement, le premier de ces principes (la Nature a horreur du vide), et je ne vois pas que le second (cette répugnance de la Nature pour le vide a deà limites) puisse résister à celle que je vous donne maintenant : de sorte que je ne fais plus de difficulté de prendre ce troisième, que la Nature n'a aucune répugnance pour le vide; qu'elle ne fait aucun effort pour l'éviter; que tous les effets qu'on a attribués à cette horreur, procèdent de la pesanteur et pression de l'air; qu'elle en est la seule et véritable cause, et que, manque de la connaître, on avait inventé exprès

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