BoBSUt, Œuvres de Bé Pascal^ U IV, p. 361é
cette horreur imaginaire du vide, pQur en rendre raison *. » Et Pascal ajoute ces paroles vraiment étranges sous la plume de Técrivain superbe qui s'élèvera avec tant d'éloquence contre le respect superstitieux que trop souvent on accorde aux anciens ^ : « Ce n'est pas toutefois sans regret que je me dépars de ces opinions si généralement reçues; je ne le fais qu'en cédant à la force de la vérité qui m'y contraint. J'ai résisté à ces sentiments nouveaux, tant que j'ai eu quelque prétexta pour suivre les anciens; les maximes que j'ai employées en mon Abrégé le témoignent assez. Mais, enfin, l'évidence des expériences me force de quitter les opinions où le respect de Tantiquité m'avait retenu. Aussi je ne les ai quittées que peu à peu, et je ne m'en suis éloigné que par degrés; car, du premier de ces trois principes, que la Nature a pour le vide une horreur invincible, j'ai passé à ce second, qu'elle en a dé l'horreur, mais non pas invincible ; et de là je suis enfin arrivé à la croyance du troisième, que la Nature n'a aucune horreur pour le vide ^. » En 1648, après l'expérience du puy de Dôme,