‹ Pascal, physicien et philosophe (volume 2)Chapitre 79 sur 89 · Les Pensées, etc., édit. Molinier, t. 1, p · texte numérisé non relu

Les Pensées, etc., édit. Molinier, t. 1, p

tères ineffaçables d'excellence et qu'il est aussi véritable que nous éprouvons à toute heure les effets de notre déplorable condition. Que nous crie donc ce chaos et cette confusion monstrueuse, sinon la vérité de ces deux états^ avec une voix si puissante, qu'il est impossible de résister ^? » Et que vous crie, Miton, cette voix? sinon : ubi est Deus tuuSj oii est votre Dieu? Déjà, au chevalier de Méré, qui, à propos de la mort prochaine de Mazarin, écrivait : c< En vérité le monde et la fortune ne valent pas tant d'empressement. Mais il y a peu de connaisseurs, et vous ne sauriez croire comme on se remue à la Cour. Cependant songeons à nous réjouir, et à vivre sinon heureusement au moins sans chagrin, et le plus tranquillement que nous pourrons '; » déjà, à ces paroles, comme s'il les eût pu lire, Pascal avait répondu : « Le beau sujet de se réjouir et de se vanter, la tète levée en cette sorte... Donc réjouissons-nous; je n'en vois pas la conséquence, puisqu'il est incertain, et nous verrons alors ce qu'il arrivera de nous '. »

1. Les Pensées de Biaise Pascal^ édit. Molinier, 1. 1, p. 284.

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