‹ Pascal; sa vie et son caractère, ses écrits et son génie (volume 2)Chapitre 25 sur 54 · IT · texte numérisé non relu

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fuir cux-iriênies. Celui-ci se réfugie dans les agitations de la guerre, celui-là dans les hauts emplois du gouvernement, un autre dans l'étude, presque tous dans les plaisirs.

Telle est la misère de l'homme. S'il ne peut rester chez lui, c'est qu'apparemment il n'y trouve pas le bonheur. Il le cherche au dehors, et se rend dépendant du monde extérieur qui ne lui appartient pas. Malheureux encore de ce côté, que fera-t-il? Pour se guérir de ses misères, il n'y pensera pas ; il croira même échapper à la mort s'il en écarte la pensée * .

Tout ce chapitre de Pascal est une peinture saisissante et vraie, qui prouve son talent pour l'analyse psychologique et morale, la profondeur et môme la subtilité de son génie. La petite critique de Nicole ne saurait l'atteindre ^.

Les regards jusqu'alors dissipés et distraits de l'incrédule sont désormais fixés sur la nature humaine ; il ne peut plus les en détourner pour contempler, comme autrefois, les vanités du monde. Ce n'est pas lui qui cherchera le divertissement, car il ne désire plus qu'une chose, savoir ce qu'il est, d'où il vient, où il va. Ce qu'il est ! bien misérable dans son intelligence et dans sa volonté.

1 T. II, p. 31-44.

^ Voir Revue des Deux-Mondes, 15 jauv. 1845, p. 348.

CH. III. ART. II. § II.— EXPOSITION DE L'APOLOG. 2?ô

DEUXIÈME MISÈRE DE l'hOMME : PUISSANCES TROM- PEUSES. DISPROPORTION DE l'hOMME. LA

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