‹ Pascal; sa vie religieuse et son Apologie du christianismeChapitre 101 sur 118 · I. Œuvres de Pascal. L\iiuri:,T. 11. p. 'toi · texte numérisé non relu

I. Œuvres de Pascal. L\iiuri:,T. 11. p. 'toi

a. Strowski. Pascal et suit U'inps. T. III, p. H-, Jovr, Op. cil., [). 5j5.

Sg/j LA PRÉTENDUE RETRACTATION DE PASCAL

avec VOS principes.... ' » Au printemps de l'année 1660, Pascal élait allé à Glermont, toujours pour se soigner. C'est alors que Fermât lui écrivait le 25 juillet 1660 : « Dès que j'ai su que nous sommes plus proches l'un de l'autre que nous n'étions auparavant, je n'ai pu résistera un dessein d'amitié dont j'ai prié M. de Garcavi d'être le médiateur : en un mot, je prétends vous embrasser, et converser quelques jours avec vous... » et Pascal répondait le 10 août 1660 : « Vous êtes le plus galant homme du monde, et je suis assurément un de ceux qui sais le mieux reconnaître ces qualités-là, et les admirer infiniment.... Je suis si faible que je ne puis marcher sans bâton, ni me tenir à cheval. Je ne puis même faire que trois ou quatre lieues au plus en carrosse ; c'est ainsi que je suis venu de Paris ici en vingt-deux jours. Les médecins m'ordonnent les eaux de Bourbon pour le mois de septembre, et je suis engagé autant que je puis l'être, depuis deux mois, d'aller de là en Poitou par eau jusqu'à

Saumur »

Évidemment, ce n'est point en 1669 que Pascal aurait fait t une retraite spirituelle, en suite de laquelle il avait entièrement changé de vie, et pris résolution de fuii' toutes les compagnies^ ». Il ne faut pas prendre un voyage à la campagne pour cette « seconde retraite bien plus parfaite que la première (qu'il fit) deux ans devant sa mort, (et où) il passa plusieurs semaines dans les grands

exercices spirituels, dans la pénitence, la mortification »

En mars 1669, Pascal était trop exténué pour se livrer à ces exercices spirituels, il ne songeait pas alors à se convertir, étant converti depuis longtemps. II est vrai que cette conversion pouvait se faire du jansénisme dont il se serait éloigné alors à l'orthodoxie qu'il aurait embrassée. Et c'est sans doute l'opinion qu'émet M. Jovy, quand après avoir écrit que Pascal à cette époque « s'était retiré du monde », il ajoute qu'il n'était u assurément pas dans un phrontistère de jansénistes».

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