‹ Pascal; sa vie religieuse et son Apologie du christianismeChapitre 11 sur 118 · Victor Gousix, Jacqueline Pascal, p · texte numérisé non relu

Victor Gousix, Jacqueline Pascal, p

Le lendemain, Jacqueline était à Port-Royal. Le vide que son départ causa dans le coeur de son frère — elle était la personne qu'il aimait le plus — contribua à le pousser davantage encore dans les divertissements. Après l'entrée de Jacqueline à Port-Royal nous sommes en pleine vie mondaine .

La vie mondaine de Pascal.

Nous n'avons pas à analyser ici dans les détails extérieurs ce que fut cette vie. On nous a parfaitement renseignés sur ce sujet, on nous a dit quelles avaient été les liaisons de Pascal, qui étaient Méré, Miton, le duc de Roannez, quels salons il avait fréquentés, quels avaient pu être ses divertissements. Il est fort probable que Pascal a joué, qu'il a dansé ; il est certain qu'il a été à la comédie, qu'il a lu quelques romans, qu'il a recherché « la conversation des femmes », et souvent il dut discuter dans les salons sur les passions du cœur humain 1. Il n'est point douteux non plus que Pascal ne s'est pas adonné à des plaisirs coupables et qu'il n'a point perdu la foi. Tous ces points sont acquis.

Cependant quelques questions demeurent discutées. Pourquoi Jacqueline et Port-Royal ont-ils usé, pour qualifier la conduite de Biaise, d'expressions si dures ? Le Discours sur les passions de l'amour est-il de Pascal et prouve-t-il qu'il a aimé? Enfin qu'a-t-il appris, qu'a-t-il rapporté de cette vie mondaine ? Nous examinerons successivement et brièvement ces trois questions.

Jacqueline, la Mère Angélique, Marguerite Périer et Port-Royal en général, ont jugé très sévèrement la conduite de Pascal durant sa vie mondaine. Lors de l'affaire de la dot de Jacqueline, la Mère Angélique lui disait : « Pourquoi pleurez-vous de cela, ou bien pourquoi ne pleurez-vous

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