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il encore ici de M. Rebours ou de M. Singlin? On ne sait trop. Mais on voit jusqu'à quel point Biaise et Jacqueline étaient tenus en laisse. On ne leur permettait pas même volontiers d'écrire aux Périer leurs réflexions pieuses. On craignait surtout en Biaise la tendance à se mettre en avant, à se transformer en directeur de conscience. Le jeune homme volontairement rentrait dans le cadre étroit qu'on lui traçait, mais que son génie faisait éclater ; il ne pouvait se soutenir dans les limites qu'on lui assignait, Il s'efforçait d'être un disciple, non un docteur, mais sans y réussir complètement. Pascal était né pour inventer, pour enseigner, non pour apprendre. A peine initié, il en remontrera toujours à ses maîtres. Il aura beau shumilicr, le docteur reparaîtra toujours en lui.
Jacqueline n'avait pas cette u humeur Ijouillante » ;de plus elle était femme, elle devait donc avoir moins de peine à persévérer dans la vie religieuse qu'elle avait entreprise. Biaise, au contraire, avaitbesoin d'action, «la vie tumultueuse, écrivait-il, est agréable aux grands esprits*. » On ne lui permettait pas de combattre pour la cause de Port-Royal. N'était-ce pas l'empêcher de se donner tout entier au jansénisme, le contraindre à se diviser, à dépenser son énergie autre part que dans la religion ?
Nous estimons que l'une des causes du relâchement de Pascal fut l'impossibilité où il se trouva de déployer toutes ses facultés dans le nouveau genre de vie qu'il avait embrassée.
L'action extérieure dont il avait tant besoin faisait donc défaut à Pascal. Sa piété, par suite, ne pouvait manquer d'être un peu triste et trop concentrée. li mettait trop d'effort, trop de contention dans sa vie spirituelle, et trop peu de cette simplicité aimable que l'on admire tant chez les saints. C'est qu'il n'avait pas encore l'expérience des étals d'âme. Il n'échappe pas à l'écueil auquel se brisent tant de nouveaux convertis, qui est l'excès. Il recherche l'extraordinaire. Quand il aura connu le monde, sa dévotion, comme celle de la plu-