‹ Paschase RadbertChapitre 11 sur 21 · C. — Pourquoi Von doit Jeûner avant la communion · texte numérisé non relu

C. — Pourquoi Von doit Jeûner avant la communion

Le Seigneur a institué ce mystère le soir après le repas, alors que les apôtres n'étaient pas à jeun, parce que la Pâque symbolique (repas de l'agneau pascal) devait précéder le vrai sacrement de Pâques. Cependant cette coutume du jeûne devint bientôt une loi générale.

On ne doit pas croire qu'il faut rester à jeun jusqu'à ce que la nourriture de la communion soit digérée, car il ne s'agit ici que d'une nourriture spirituelle, qui nourrit en nous ce qui est né de Dieu (lequel est Esprit), et non ce qui est né de la chair et du sang.

Il y a autant de différence entre la nourriture de ce mystère et la nourriture ordinaire, qu'entre la vie éternelle et cette vie mortelle. Il est donc convenable qu'une telle nourriture ait la préférence. Pour recevoir IVtfusion de la grâce, il faut être sans ferment de malice ni de méchanceté. (Chap. XX.)

§ 6. — Relations spéciales de ce mystère avec l'Eglise et ses membres.

A. — Pourquoi Je Seigneur a dit : Je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jiisqu.à ce que fen boive de n&aveau avec vous dans le royaume de mon Père(^).

La coupe, ou le calice dont parle Jésus C^», désigne sa mort ou sa passion. De ce calice on puise le sang du Christ, et par le sang la vie éternelle.

Si nous voulons boire de cette coupe avec Christ, et participer à la vie avec lui, « nous devons monter dans la hauteur, à la salle à manger de la vie, car làhaut seulement on reçoit la coupe de la nouvelle alliance (^). » Cette coupe est nommée ainsi, parce que dans l'ancienne alliance le sang était le sj^mbole et l'ébauche de ce mystère.

Le sang est le vin delà sagesse; il rachète chaque jour nos péchés et unit notre homme intérieur au Christ, non seulement par la conduite et la vie, mais par le corps dans l'unité de nature^*). » Les croyants étant son corps fait de sa chair et de ses os, (christ pouvait dire avec rais jn qu'il boirait avec eux de ce vin, car il a voulu être à la fois leur convive et leur repas (conviva et convivium). « Puisque nous sommes son corps et que lui règne en nous

C) MaUhieu XXVI, v. 29.

(*j Id. V. 27 et 42.

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