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que de sa main et de l'autel élevé où il se tient pour tous. Aussi le prêtre dit-il, en comment;.ant l'immolation: « ordonne que cela soit transporté par les mains de ton saint ange à l'autel élevé en présence de la majesté divine ».
Déclaration bien moins spiritualiste qu'elle ne le semble, car cet autel élevé, c'est le corps même de Christ, dans lequel et par lequel lui-même offre à Dieu les vœux des fidèles et la foi des croyants. — Quant à dire ce que tout cela signifie exactement, qui s'en chargera ? —
Enfin au ch. XII, Paschase parle de la grâce du sacrement qui vient de Dieu dans laquelle est la rémission des péchés. — Or il pourrait se faire que cette grâce, qui vient de Dieu, fût tout simplement le vrai corps et le vrai sang.
Cependant les deux passages suivants semblent bien exprimer une tendance nettement spiritualiste :
Dïligenter ergo intelligere et spiritalia sacramenta palato mentis et giistu fidei digne percipere (oportet) .... d^im divinam intelUqihiliter interior liomo noster per Christi gratiani excipit, et per ea inrtute fidei CJiristo incorporatur ; {^) texte qui est suivi de cette déclaration plus catégorique encore : Si rede sapimus, vel recte percipimus, divinus Spiritus qui in nohis est etiam per eamdem gratiam ampliatur C^). Enfin au ch. VII : Sic itaque et hoc ligno corporis quicunique spiritdliter cornedimt, si mandata ohservaverinh nunquam in spiritu mortales erunt (^). Les expressions employées ici par Radbert : (( nunquam mortales esse in spiritu 'S et : « si rede sapinms, divinus Spiritus qui est in
(') II, 2. 387 D à 388 A.
{'■) id. 388 B.