‹ Paschase RadbertChapitre 5 sur 21 · III. L'eucharistie comme sacrifice (IX à XI · texte numérisé non relu

III. L'eucharistie comme sacrifice (IX à XI

IV. De la distribution du sacrement (XII à XV). V. Effets de l'eucharistie (XVI à XX).

VI. Relations spéciales de ce mystère avec l'Eglise et ses membres (XXI et XXII).

Nous reviendrons en détail sur le contenu de l'ouvrage dans la 2® partie de cette étude.

Dans la plupart des manuscrits, le texte est partagé en 22 chapitres. Il est peu probable que cette division provienne de l'auteur, puisqu'à la fin du X« siècle des exemplaires portaient 100 chapitres, à ce que dit Gerbert. D'après Martène, ces 100 chapitres sont probablement les mêmes que les 99 du Codex Lcmhiensis. Il est certain que plusieurs de nos chapitres actuels contiennent bien plus que ne le feraient supposer les suscriptions. Aussi avons-nous laissé cellesci de côté; dans notre analyse du livre, un certain nombre d'entre elles servent de titre aux parjigraphes secondaires.

Les éditions du livre ont une histoire intéiessante. La première, de Job Gast, à Haguenau, en 1528, fut complètement falsifiée par son éditeur luthérien; la seconde, de Guillaume Ratus, à Rouen 1540, n'est qu'une

copie de la précédente. Nicolas Mameranus, un Luxembourgeois, fut le premier à découvrir la fraude en comparant les manuscrits, il publia le texte authentique à Cologne, en 1550. Les éditions corrigées sont ensuite celle de Ulimmer, de Sirmond (Paris 1618). La meilleure est celle de la collection Martène et Durand, tome IX; elle offre un texte critique, cependant elle a aussi des lacunes. C'est à cette dernière édition que nous référons pour tout ce qui concerne le Liber de corpore et sanguine Domini. Pour les autres ouvrages nous citons d'après l'édition Sirmond.

4'' Epistdia ad Frudegardum. Composée à un âge avancé, adressée à un moine inconnu. Il a terminé son commentaire (il en cite un fragment) et il écrit dans un endroit où les livres nécessaires lui manquent (ce n'e.st donc pas à Corbie, peut-être à Saint-Riquier?). Il sait que beaucoup combattent l'opinion qu'il a exposée dans son livre, mais aussi que beaucoup ont été amenés à une connaissance meilleure du mystère.

Comme écrivain, Pascliase manque de clarté, son style est ditïus, souvent peu intelligible. Il ne craint pas de se contredire; il manque aussi d'originalité, mais ce qui fait l'intérêt de ses œuvres, c'est le souffle religieux que l'on y respire, l'élévation morale dont elles portent l'empreinte.

Seconde Pai^tie

LA THÉORIE DE PASCHASE RADBERT

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