Voyet Jeta inter Bonifie, etc., p
2. Pasquier en ses Recherches, liv. iv, ch. 27, et Mirauniont, titre do Parquet, sons l'an 1328, p. 2*21.
cats de la cour par un te! gatand. — Que dites-vous ? dit Pasquier. C'eat par adventure un des plus vertueux et des plus sages personnages que la FYance ait produits, et duquel ta mémoire vous doit estre chèrement recommandée, comme estant celuy qui le premier s'enhardit d*^entreprendre la défense des droicls du roy et des barons du royaume contre les entreprises et usurpations que faisoient les ecclésiastiques sur les subjets par tant d'inventions, de citations, monittons, censures et excommunications contre les personnes hyes, qu'il n'y avoit homme durant sa vie ou après sa mort qm s'en pust exempter. le ne vous enpartlculariseray rien davantage pour en avoir fait un chapitre* exprès au m* Nvre de mes Recherches.
Nous le savons, dis-ie, et i'ai letr ce chapitre-lù tout entier depui»peu de jours, et y ay pris plaisir, signam^ ment en ce que vous y avez soigneusement et chiîrement représenté ce qui est assez confus et difficile }t comprendre par les articles qui nous ont esté conserver de son latin, imprimé en l'an 1551, car ie n'ay rien veu de son oraison entière. — le Tai aussi leu, dît M. Pithou ; mais ie ne sçay pourquoy vous mettez le seigneur de Gugnieres au nombre et pour le conducteur ou capitaine des advocats, veu qu'en toutes les disputes de luy et de messire Pierre Bertraiîd, evesque d'Authun, il' est appeHé chevalier du roy, et non point advocat. — Ne trouvez point , respondit-il , ces qualités étranges ; car en ce temps là et ciicures depuis une bonne partie
l. (i'est le cliap. 33.
des gens biz du parlement estoient appelle! chevaliers, ainsi qu'il se voit « tant par les anciens registres de k cour et par rexemfde d'un messire Alain Houdry, que par l'epicaphe de messire Pierre de Neufville, chevalier S(*igneur de Mourry , qui est en Téglise de Saint-Estienne-des-Gres, de l'an 1380, etencores par quelques anciens escrits latins qui donnent à nostre Guillaume de Nogaret, lequel estoit de mesme temps, la qualité de mileg, qui est à dire clievalier, selon le langage du temps; et pour le regard de celle d'advocat, voire d'advocit du roy, que i'ai aussi donnée en mes Rechercha au sieur de Cugnieres , l'on ne peut faillir de Rappeler ainsi, puisque, comme advocat, il defendoit la cause du roy. — Vous parlez correctement, dis-ie, quand vous dites qu'on ne peut faillir de luy dcmner la qualité d'ad-% vocat du roy, puisqu'il defendoit la cause du roy ; car il n'y avoit point cncoi*es d'office d'advocat du roy, mais on prenoit, pour la défense et remonstrance des droicts et causes du roy, l'un des advocats généraux de la cour, selon que l'occasion s'en présentoit, ainsi que nous voyons aux registres du parlement du 18 février lAll» où il est parlé d'un M. Ican Perier, chanoine de Chartres ^ qui parla comme un advocat du roy; et dans les Arrests et questions de M. lean le Coq dit Gally^ lequel vivoit beaucoup plus bas, sçavoir est du temps du roy Charles YI, où lui et plusieurs autres advocats sont employez à plaider pour le procureur gênerai , lesquels ne laissoient de plaider pour les parties. Mesme en l'histoire du roy Louis XI , il y a que , le roy de Portugal estant venu en France en l'an U76 , et ayant assisté
aux plaidoiries de la grand'diambre, M. François Halé, advocat et archidiacre de Paris , plaida pour un regaliste contre maistre Pierre de Breban , aussi advocat et curé de Saint-Eustache , encores que ledit Halé y soit nommé comme advocat du roy * ; ce qui nous apprend deux choses : l'une, que Testât d'advocat du roy en titre d'office est moderne , en ce que les adYOcats du commun plaidoient pour le procureur gênerai; Faotrc^ que les advocats du roy plaidoient et consnltoient aussi pour les parties , lorsque le roy n'y avoit point dlnterest; ce qui est mésme remarqué par M. lean Boutillier en sa Somme rurdte; et cela s'est continué iusques tu temps du roy Louîs XII pour le regard de la plaidoirie , et iusques à celui du roy François I" pour le f^gard des consultations. Car lors que M. Robert Thiboust^ fut receu advocat du roy au parlement, au lieu de M. Jean de Ganay ', lof^ premier président , et depuis chancelier de France ; ce fut avec permission de plaider et consulter pour les parties , pourveu que le roy n'y eust point d'interest. Et longuement après, maistre Pierre Lizet *, Guillaume Poyet • et François de Monthelon *, estant faits advocats du roy, furent
1. En efFect, M. Pasqoier, \ir, ii de set Recherches, chap. 3, dit qu'il Cul fait troisiesme advocat du roy le pénultième février 1465, sous Louis XI; el Miraumont , titre du Parquet, dit que ce fut du consentement du procureur gênerai et des deux advocats du roy, à cause des mérites du personnage.