‹ Pasquier: ou, Dialogue des advocats du Parlement de ParisChapitre 33 sur 92 · En 1557. (Miraumont · texte numérisé non relu

En 1557. (Miraumont

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Teust roûda rccommandable pour entrer en Testai d'advocat du roy, mais seulement quelque routine du palais; la réputation qu'il y avoit acquise procédant plus de la suffisance et du renom de M. Guillaume fioucherat, son frère , qui estoit decedé , que de luy. Ils estment Champenois, et tous deux du conseil de la maison de Guise, laquelle estant lors en crédit, voulut faire on ad* vocat du roy, comme on disoit que M. du Mesnil l'avoit esté par la faveur de feu M. le connestable. Mai» c*estoit tout autre chose de M. Gilles Bourdin : car il estoit très-docte en toutes bonnes lettres et sciences ; il entendoit parfaitement les langues grecque et latine ; il n'estoit point ignorant en rhebraîque, lisant ordinairement les auteurs en leurs langues; il estoit sçavant en théologie , en médecine , aux mathématiques ; il avoit bien estudié en droict , et de bonne façon ; car il avoit les textes fort en main , et lisoit quasi tous les ans le Ck)rps de droict , et pareillement les ordonnances , lesquelles il tenoit ordinairement en ses mains , les lisant tant en l'audiance qu*au parquet. Aussi avoit-il fait on commentaire grec sur une comédie d'Aristophane, et on latin ^ sur l'ordonnance de Fan 1539, qu'il fit imprimer, estant encores jeune advocat , qui monstre la pureté de son esprit et la suffisance qu'il avoit deslors, et laquelle augmenta depuis qu'il fut procureur gênerai ; pendant lequel temps il faisoit aussi quelquesfois la charge d'advocat du roy, l'ayant deia eue ^ et exercée auparavant,

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