‹ Pasquier: ou, Dialogue des advocats du Parlement de ParisChapitre 35 sur 92 · Anjonrci'hui oq se réveille en disant : Ccst entendu · texte numérisé non relu

Anjonrci'hui oq se réveille en disant : Ccst entendu

pieté par Hérodote et les autres. Aussi me 80u?ient-ii avoir leu en Tertullian * que Platon estoit ainsi mort tlorroant, et pour ce, deslors du decez de M. Boundin^ ié fis ces deux vers sur luy :

In somnis animam Bardini è corpiore raplam Quid luges? et in hoc par debuit esse Platoni,

£t si i*adiousteray volontiers à ce que vous avez dit de la diversité de ces trois derniers qui estoient en uo mesme temps au parquet, ce que Ton en disoit communément au palais, que ie pensois que vous nous deussiez dire, qui est que Vun disoit plits qu'il ne sçavoit^ c*estoit M. Tadvocat du Mesnil; l'autre, sçavoir est M. Bourdin, sçavoit plvs qu'il ne disoit, et le troisiesme, qu'il ne sçavoit ny ne disoit; mais reprenez vostre propos.

le suis d'advis, continua-t'il , de vous parler tout d*un fi] de feu J\]M. Guy du Faur, S. de Pibrac, collègue de MM. du Mesuii et Bourdin, pour vous dire que le parquet ne fut iamais, et par adventure ne sera si bien fourny qu'il estoit de ces trois. Car M. Boucherai, estant decedé pendant que le roy Charles et la reyne sa mère estoient à Toulouse pour le voyage de Bayonne , feu M. le chancelier fit envers elle que M. de Pibrac ^ut tiré de sa ville, en laquelle il estoit iuge-mage, pour

l. TertnJli.iniis versus finem libri de Anima : Nam et si prie gau* dio quis spiritnm exhalet, ut Chilon SparUitms, etc., et si per snm' niuTHy ut Plato, et si pcr risum ut P. Crassus, elc, p. 351, éd. 1G41 N. Ricaltij.

le faire advocal du roy en ce parlement*, auquel il fit incontinent monstre de sa plus vive éloquence et eriidition par pltisiears grandes et belles actions, et singu^ lierementës harangues des ouvertiites du parlement; dont ie ne vous parleray point , d'autant qu'elles sont iibprimées , ny pareillement de ce qu'il fit depuis estant président * et principal conseiller de WoriSieur, frerc du roy -, lorsqu'il fut esleu roy de Pologne , dû il Taccbtnpagnà avec beaucoup d'honneur et de bonnes et de mauvaises foHbties ; (et depuis chancelier de feu Monsieur d'Anjou , aussi frère du roy, et Tun des premiers et plus suffisans conseillers d'estàt qui ait esté eii France, fbrt aimé et estimé de feu M. le chancelier de THospital , lequel , l'ayant voulu avoir pour son gendre, et ne Tâyaint point eu, ne délaissa pourtant dé Taymer et dc- Mi-el- son advancement. Et puis que Î\I. du Mesnil nous a menés si avant , ie veux , par mesme moyen , depeschël' deux autres advocats , sçdVoir est maistre Denys db M^nil, Son frère, et Augustin de Thon, son succeséeîiv en Testât d'advocat du roy*, lequel, à la venté, ii'^pprochoit pas dn bien dire ny de la suffisance de son devancier , et ncautmoiiis esloit si rompu et si résolu aux causes du Palais , que ie ne l'ay gueres veu dédire en ses conclusions ; il a depuis esté président de la cotir.

1. U le fut eb 1563. (Mîraumont et Pasqaier, en ses Recliprclics Kt. IV, chap. 27.)

2. En 1577. (Mîraumont. Idem, Blanchard, lequel escritsa vie assee ankplement.)

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