Receu le 5 décembre 1567. {Idem
fut neanliMoins cause de son advancemcnt ; car ayant quitté Testât d'advocat , il en achepta un de conseiller en Bretaigne, et depuis en ce parlement*, où ayant esté connu par la feue reyne mère hors de service, elle remploya au mesnagc de sa maison et principalement au règlement de ses bois et forests, où il fit fort parler de luy. Quant à messieurs les Bariots , ils ont esté peu de temps advocats, s*eslans faits pourvoir, sçavoir est maistre Philibert de maistre des requestes et de président au grand conseil ; Claude, de celui d*advocatdu roy en Bretaig;ne , puis de maistre des requestes , et depuis de président aussi au grand conseil. Et pour le regard du conseiller Bariot, ie ne Tay iamais veu advocat, estant desia conseiller en la grand*chambre ^ quand ie vins au Palais. Mais puis que vous m'en avez fait ressouvenir, ie vous veux faire part de deux contes que Ton faisoit de iuy : l'un, du temps qu'il estoit advocat, c'est qu'estant fort employé à faire des escritures , desquelles il se faisoit payer h raison de cinq sols pour rooUe : comme l'on a esté long-temps que l'on n'outrepassoit point cette somme, il il se trouva un Normand qui, ayant baillé un double ducat à son clerc pour une paire d'escritures; voyant qu'il s'en falloit cinq ou dix sols que les rooUes ne rcTinsent à ce que valoit son double ducat, il en demanda le reste au clerc qui le vint dire à son maistre, lequel voyant la tacquinerie de cet homme, luy dit qu'il avoit oublié un des