Lettres, p
2. Béguin ëtait grand-mahre du collège du Cardinal-Lemoine ; et Levaneur était principal du collège de Pieims. Lettres, p. 62fir.
3.. • Qui n'estoient pas petits esbats! que nous accompagnions
• aussi de fois à autre de jeux de boule et de quilles, ainsi que lo- 9 piuion nous en prenoit. » Lettres, ibûL
taine élégance des événements, des combats, des révolutions, comme s*il n'y avait que cela dans la vie des nations I Mais n*est-il pas nécessaire aussi de rendre compte des institutions politiques , des moeurs sociales et de la législation des Peuples? Et si Ton veut en donner une juste idée à ses lecteurs , est-ce donc assez d'être littérateur , et n'est-il pas à propos d'être encore quelque peu jurisconsulte et publiciste ?
L'écrivain qui veut tout approfondir dans notre faistoire- rencontre à chaque pas de véritables questions de droit. Par exemple, la matière des anciens Fiefs, celles des Apanages et des Pairies, la succession à la Couronne, les Minorités, les Régences, la condition des Personnes , celles des Biens , la distribution des Pouvoirs publics , les réunions et capitulations des Provinces , l'analyse des Conventions diplomatiques , les actes des Éuts-Généraux et ceux des Parlements, la lutte incessante du Pouvoir spirituel contre le Pouvoir temporel; toutes ces matières ne peuvent passe traiter par simple énonciation , comme l'ont fait la plupart de nos anciens historiens, dont l'ignorance se révèle le plus souvent par les termes impropres qu'ils emploient quand ils viennent à toucher ces sortes de sujets ; tandis que , pour en parier d'une manière satisfaisante, il faudrait une connaissance approfondie et une intelligence exacte des monuments de la jurisprudence et des actes de la législation. Aussi , je ne crains pas d'affirmer que les travaux des Pasquier , des Dupuy , des Godefroy , des Du Tillet, des Loyseau , des frères Pithou , de Secousse et d'Eus^be de Laurière , ont plus servi à l'His-
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toirc de France que beaucoup de compositions historiques dont tout le mérite consiste dans un certain coloris de style *.
Pasquier réunissait une grande partie des conditions dont je viens de parler : il possédait autant de littérature qae les plus habiles écrivains de son temps, et de plus il était homme d'État et bon jurisconsulte.
Aussi ses Recherches de la France^ dont les premiers livres parurent en 1560, ont éclairé un grand norabrede points historiques, quinel'avaientpointencore été ou ne Tavaient été qu'imparfaitement avant lui (G).
Pasquier publia vers le même temps ie Pourparier du Prince. Dans cet écrit, en forme de dialogue, l'auteur expose ses idées sur le gouvernement. Il y rapporte tout à Tùtilité publique. Il repousse avec indignation rassertion impudente d'un de ses interlocuteurs, qni avait osé dire que (es Peuples sont faits pour les Rois! Il blâme au contraire les Rois qui voudraient abuser des moyens de gouvernement pour opprimer leurs sujets « et tout tirer à leur profit particulier. » Il veut que la volonté Hu prince soit contrôlée et modifiée par le conseil des grands Corps de l'État. Dans ce qu'il dit de la manutention des finances et de la modération des dépenses publiques, on reconnaît la sévérité et Tintégrité de celui que nous verrons plus tard magistrat de la Chambre des Comptes.... On dirait qu'il rêve pour
la France un gouvernement constitutionnel ^ !....