‹ Pasquino et MarforioChapitre 22 sur 103 · SUR LA CORRUPTION DE L EGLISE · texte numérisé non relu

SUR LA CORRUPTION DE L EGLISE

Or, dit Vàdisco, les théologiens distinguent deux Églises dans l'Eglise, une générale et l'autre particulière, à savoir : la romaine qui se compose de larrons, de bandits, d'un Pontife simoniaque, des imposteurs, des sacrilèges, des faussaires, des èvêques flatteurs du Pape, des scribes et de tous ceux qui trompent (i).

Pasquin répondit : Aujourd'hui vient de s'accomplir pour les prélats, les prêtres et les moines la prophétie de Malachie, chapitre II.

( i) ApophtegmataVadisci et Pasqiiilli, de corrupto statu ecclesiœ.

Dixit Vadiscus : Theologi romani duplicem ecclesiam distinguant, unam generalem, aliam specialem, id est romanain qu^e constat ex furibus, ex latronibus, ex simoniaciscum pontifice, ex impostoribus, ex sacrilegis, ex fraudatoribus et notariis, ex adulatoribus episcopis Romae, scribis et id genus deceptoribus.

'< Les lèvres du sacrificateur gardaient la science, et on recherchait la loi de sa bouche, parce qu'il était l'ange de l'Eternel des armées.

<(. Mais vous vous êtes retirés de ce chemin, vous en avez scandalisé plusieurs et vous avez violé l'alliance de Lévi, dit l'Eternel des armées. »

Si. donc on méprise les prêtres, à qui doivent-ils s'en prendre? n'est-ce point à leurs péchés? Si on les repousse, qu'on les dépouille et qu'on lesJie de nouveau à la charrue, n'est-ce pas pour que leurs âmes soient sauvées au jour du jugement?

Dieu ne nous juge pas en effet deux fois pour la même chose, N'a-t-il pas dit lui-même : « Il vaudrait mieux que celui qui scandaliserait un seul de ces enfants ayant confiance en moi se mît. au cou une meule de moulin et se précipitât dans l'abîme...? "

Vaàisco dit : Déjà pour le Saint-Père et les autres princes de l'Eglise s'est accomplie cette prophétie d'Isaïe : « Ton argent s'est changé en écume, tes som= meliers mettront de l'eau dans ton vin, les princes de ta cour sont les compagnons des voleurs, tous adorent les présents et courent après les récompenses. Ils ne font pas droit à l'orphelin, et la cause de la veuve n'est jamais appelée à leur tribunal ; » aussi le même prophète s'écrie-t-il ensuite à leur sujet : Je serai vengé de mes ennemis, je remettrai ma main sur toi, je purifierai ton écume dans les flammes^ j'en enlèverai tout le plomb et je purgerai les fils de Lévi. »

Pasquin dit : La prophétie de Babvlone s'est

accomplie pour Rome. Babylone ne fut jamais effectivement aussi perdue de crimes et de vices que Rome moderne. C'est donc bien à elle que s'applique ce qui est écrit dans Isaïe, chapitre XIV (i) :

-a II en sera de Babylone, c'est-à-dire de cette Rome superbe parmi les rois, la gloire et l'orgueil des Chaldéens, comme de Sodome et Gomorrhe.

« Elle ne sera jamais rétablie ni habitée en aucun temps, les Arabes n'y dresseront plus leurs tentes, les bergers n'y parqueront plus leurs troupeaux.

tt Mais les bêtes sauvages y auront leurs repaires, leurs maisons seront remplies de serpents, les chatshuants (struthunes), y habiteront, les singes (pilosi) y bondiront, et les hurlements des bêtes fauves répondront au chant des sirènes. »

C'est-à-dire : Dieu renversera les tables des marchands de l'Église de Rome, et chassera à coups de fouet ceux qui achètent et vendent les colombes, je veux dire les sacrements, les dons du Saint-Esprit, le sacerdoce et les évéchés.

•Il ruinera de fond en comble et pour toujours cette caverne de voleurs, et les Arabes n'y dresseront plus leurs tentes, les pasteurs n'y parqueront plus ; je veux dire qu'on n'y verra ni Papes, ni cardinaux, ni prélats, ni autres curateurs des âmes. Mais, comme a écrit un autre prophète : « Chacun paîtra ses propres brebis. »

Les dragons, les sirènes, les struthunes, les bêtes

(i) C'est le chapitre XIII.

fauves y habiteront seuls : je veux dire qu'en fuyant Rome, Papes, cardinaux et prélats y laisseront l'avarice, la soif de l'or, les voluptés et tous leurs vices.

Vadiscus dit : La prophétie d'Ésaïe, chapitre III, est accomplie pour l'Église : « Je leur donnerai des jeunes gens pour gouverneurs et les enfants domineront sur eux (i).

« Et le peuple sera rançonné l'un par l'autre, et chacun le sera par son prochain; l'enfant s'élèvera contre le vieillard, et le plus méprisable contre celui qui est honorable. »

On n'élève en effet aux honneurs, aux dignités, aux grandes charges, que les efféminés, les amis de la bonne chère, les libertins ; aussi le peuple murmure avec raison et le schisme grandit sans cesse.

Pasquin dit : La parole d'Isaïe s'est vérifiée : « Tu te moqueras aussi du roi de Babylone et tu diras : Pourquoi l'exacteur se repose-t-il? pourquoi se repose-t-elle, celle qui était toute d'or?

« L'Eternel a rompu le bâton des méchants et la verge des dominateurs.

« Celui qui frappait avec fureur les peuples de coups qu'on ne pouvait détourner^ qui dominait sur les nations avec colère, est poursuivi sans qu'il puisse s'en garantir.

« Toute la terre a été mise en repos et en tranquillité;

(i) Dixit \'adiscus : Completum est in Ecclesiâ Dei quod praedixit per prophetam suum Esaiam, cap. III: «Et dabo pueros principes et effeminati dominabuntur eis. *

les fils des hommes ont éclaté en transports de Joie et en chants de triomphe.

« L'abîme s'est ému à cause de toi; à cause de toi il a réveillé les trépassés, et a fait lever de leurs trônes tous les principaux de la terre et les rois des nations.

') Ils prendront la parole et te diront : Tu as été aussi affaibli que nous.

ce On a plongé ta magnificence dans le sépulcre; tu es couché sur un lit de vers et les vers te rongent. »

Comment as-tu osé dire : Je serai l'égal du Très-Haut, parce que je suis très-saint, très-vénérable et très-grand?

Comment oses-tu dire : Je représente le Christ sur la terre, et bien mieux, de la terre je suis le roi?

C'est pour cela que tu seras précipité au plus profond du lac des enfers; car tu n'es pas le Très-Saint, mais le premier des pécheurs.

Comment oses-tu donc, ô superbe, porter un titre si glorieu:^, quand Paul disait : « Je suis le premier de ceux qui pèchent et le dernier des apôtres ?... «

Où as-tu lu que saint Pierre, dont tu prétends tenir la place, ait jamais dit et écrit autre chose?...

Dans quelle circonstance le Christ, leur maître à tous deux, a-t-il déployé cet orgueil?...

Ne crains-tu pasent'élevant si haut que, par une conséquence naturelle, il ne t'arrive ce que dit le prophète :

tt N'est-ce pas ici celui qui faisait trembler la terre et qui ébranlait les royaumes (i) :

(i) Isaïe, char. XI\', v. ifi et '-.

--Site Qui a fait du monde une vaste solitude, qui a détruit ses villes et n'a point brisé les chaînes des captifs? )•>

Tu as perdu ton domaine et ton peuple; j'entends les brebis confiées à ta garde que tu as égorgées par tes mauvais exemples, tes exactions, tes censures, tes excommunications.

Ne pouvant entrer dans le royaume des cieux, tu voudrais en fermer la porte aux autres...

(Je passe beaucoup de raisons que Pasquin développait ensuite avec autant d'érudition que de vérité pour vous apprendre la réponse de Vadisco.)

Vadisco dit : La prophétie d'isaïe contenue au chapitre III s'est vérifiée pour le peuple de Dieu :.

« Un homme prendra son frère de la maison de son père, et lui dira : Tu as un habit, sois notre conducteur, et que ce peuple qui est dans la désolation soit sous ton commandement.

« Mais cet homme lèvera la main ce jour-là, disant : Je n'y saurais apporter remède, car je ne suis point médecin, et il n'y a dans ma maison ni pain ni vêtements ; ne me faites donc point conducteur du peuple.

H Car Jérusalem chancelle et Judas est tombé, parce que leur langue et leurs actions étaient contre l'Eternel et blessaient les yeux de sa gloire (i). »

L'impudence de leur visage rend témoignage contre eux ; ils ont publié leur péché comme Sodome et ils ne

(1) Isdïe; chap. III, v. 6, 7, 8 et 9.

se sont point cachés. Malheur. à leur âme! car ils se condamnent eux-mêmes !

Ils ont spolié et pressuré mon peuple, et les femmes les ont dominés.

Tels sont les prélats des Églises qui n'ont pas gardé la tunique entière du Christ, qui, nus en Dieu et mourant de fciim spirituelle, promettent aux autres le pain de vie et la robe sans tache, et qui, de blessures couverts, se présentent audacieusement pour soigner et guérir les autres.

Pasquin dit : Il sera facile de réformer l'Église de Dieu, si les hommes qui portent les cornes de l'orgueil les quittent et s'humilient ; si on précipite de leurs sièges les débauchés, lesgourrriands, les voluptueux, les .avares, les ignorants, les orgueilleux et les liypocrites, et si on élève à bur place les prêtres humbles (r) de cœur, doctes, pieux, qui méprisent la tradition des erreurs humaines et font le bien. Selon la parole du psaume: « Il a renversé les grands du trône et a relevé les petits ; » car Dieu résiste aux puissants et ne s''adoucit que pour les faibles. Nos prélats si superbes devraient se rappeler ce qu'il dit à Saiil :

« Quand tu n'étais rien à tes propres yeux je te fis roi; quand l'orgueil emporta ton cœur trop haut je me détournai pour ne plus te voir. »

(i) Dixit Pasquillus : Facile erit reformare Kcclesiam Dei si humilientLir qui assumpserint cornua.. . Si dejicientur de officiis, ventres, gulosi, avari, indocii, superhi, falsè zelozi et pro his sublimentur homines docti, pii...

Vadisco dit : Elle s'est accomplie pour nos prélats la prophétie d'Isaïe, chapitre III :

« Vous avez brouté les ceps de ma vigne, et la dépouille du pauvre est dans votre maison.

« Pourquoi écrasez-vous mon peuple et frappez-vous les affligés au front? »

Les prélats et les cardinaux, tournant visage aux pauvres, les repoussent, les oppriment^ les dépouillent, les excommunient, et sont muets et sourds quand il s'agit des péchés des riches. Ils ne songent qu'à thésauriser et à jouir de l'opulence de TÉglise, dépensant en luxe et en plaisirs, ou donnant à leurs proches le patrimoine sacré des pauvres et des malheureux.

Pasquin dit : Elle est vérifiée par nos évéques et nos prélats romains, la prophétie d'Ézéchiel : « Ils sont une maison rebelle : je leur donnai des yeux pour voir et ils ne voient pas, des oreilles pour entendre et ils n'entendent point. Ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles (i). «

Vadisco dit : Il n'y aura de paix pour TEglise du Christ que lorsqu'on aura renversé ce trône de Satan qui est à Rome, et dispersé cette cohorte de Scribes et de Pharisiens (2).

Pasquin dit : Tous ces faux prophètes appelés casuistes, canonistes, scotistes, thomistes, qui ont enduit

(i) Ézéchiel, chap. II.

(2) Dixit Vadiscus : Non ante pacem habebit Ecclesia Chrisli nisi prius exturbata fuerit sedes batanae quae est Komas, et tota illa cobors scribanim et pharisacorum.

de boue les murs de la maison, seront emportés par un orage de grêle et de pierres, et les torrents de l'eau sainte des Ecritures laveront l'édifice abandonné par le Saint-Esprit.

Vadisco dit : Les mauvais prélats et les mauvais Papes sont ce, qu'étaient jadis les Scribes et les Pharisiens, et Rome est la maison de Caïphe et de Pilate où Christ est toujours crucifié.

Pasquin dit : Je crois à tout l'Evangile et serais prêt à donner la vie pour ma foi ; mais quand on me jetterait tout vif dans les flammes, je ne croirais pas au Pontife romain.

Vadisco dit : Christ a peint ainsi les Scribes et les Pharisiens : «. Les Scribes et les Pharisiens sont assis sur la chaire de Moïse; ils lient des fardeaux pesants et insupportables et les mettent sur les épaules des hommes ; mais ils ne voudraient pas les remuer du doigt (i). »

Ils font toutes leurs actions, afin d'être vus des hommes.

Ils prêchent le jeune au peuple, et vivent dans l'abondance.

Ils défendent le vol, et leur fortune ne se compose que de rapines.

Ils commandent l'humilité, et vont étalant partout leurs phylactères de soie et de pourpre, et les franges d'or de leurs habits.

Dans quelle histoire ont-ils vu que saint Pierre se

'il S. Matiliiei!. XXHt.

parait de ces accoutrements, qui mieux conviendraient aux satrapes qu'à nos prélats et à nos cardinaux?

Pasquin dit : Voici l'éclatante lumière prédite par Ézéchiel 'i) : « Et toi, profane et méchant, prince d'Israël, dont le l'our est venu, dont l'iniquité va prendre fin , Ainsi a dit le Seigneur ton Dieu :

« Qu'on ôte cette tiare et qu'on enlève cette couronne; elle ne sera plus elle-même. J'élèverai ce qui est bas, j'abaisserai ce qui est haut.

« Je la mettrai à la renverse, à la renverse, à la renverse, et elle ne sera plus, jusqu'à ce que celui à qui le gouvernement appartient vienne. »

Qui ne voit que ceci a été dit pour le Pontife romain, chef profane de l'Israël spirituel, et dont le jour arrive avec la fin des temps d'iniquité?... Dieu a découvert sa malice, ses dois, ses fraudes, son avarice, et les maux que lui et ses pères causèrent aux Germains. Tels que les lions rugissants sur leur proie, les pomifes de Rome ont dévoré les âmes et se sont gorgés d'avarice et d'or. Ils ont multiplié les veuves, commis Tinfamie au milieu de l'église, et horriblement souillé l'autel et le sanctuaire. Ils ne mirent jamais aucune distance entre le profane et le sacré, entre la vertu et le vice, et ne songèrent, comme des loups rapaces, qu'eau butin, au lucre et au sang en criant faussement : le Seigneur l'a dit !

Vadisco dit : Voici le commandement de l'ancienne loi (2) : « Tu lieras mes ordres comme un signe sur tes

(i) Chap. XXI.

(2) Deutéronome, chap. M, v. 8.

mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux. » Mais ces fourbes, falsifiant la parole de Dieu et transformant sa vérité éternelle en mensonge, donnèrent au monde, comme la loi du Christ, des traditions diaboliques, d'absurdes visions, des fables plus absurdes encore et des superstitions à mille lieues de l'Évangile. Aussi tout bon chrétien agira sagement en s'éloignant de ces trompeurs; il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes; je voudrais bien savoir comment ces prétendus successeurs et vicaires du Christ interprètent ces paroles du divin Maître :

« Ne vous faites pas appeler rabbins, car vous n'avez qu'un maître et vous êtes tous frères; ne vous appelez pas Pères ic est-à-dire Papes sur la terre) , car vous n'avez qu'un Père qui est dans les cieux ; ne vous faites pas appeler maîtres, 'car votre seul maître est le Christ. »

Pasquin dit : La prophétie d'Ézéchiel, chapitre xxvi, ne s'applique pas moins justement au Pontife romain qu'au satrape de Tyr : le Pape ne dit-il pas, c'est moi qui suis Dieu et qui siège sur la chaire divine, quand il est homme et non Dieu, pécheur et non Pierre. Il a marché au milieu des pierres ardentes jusqu'à ce qu'on ait vu son iniquité. Aussi le Seigneur enverra du ciel un feu qui le dévorera ; il sera réduit en cendres sur la terre, et tous ceux qui verront ces cendres diront : Tu es le néant et non l'éternité !

Vadiscodit: Si quelqu'un jurait autrefois par le temple il ne devait rien; s'il jurait par l'or du temple il était

débiteur. Or il en est de même à Rome (i). Soyez souillé de sodomie, de vols, de meurtres, d'empoisonnements et des forfaits les plus horribles, si vous lui apportez de l'or le Pontife vous absoudra. C'est un droit qu'il possède seul et qu'il vend aux riches. O mœurs! ô aveuglement des hommes! jusques à quand vous souffrironsnous, serpents et race de vipères! O vrais publicains de l'Eglise, ô dissipateurs du patrimoine du Christ, qui, à genoux devant le monde, ne recherchez que la vaine gloire du siècle!

Malheur à vous qui nettoyez avec soin le dehors et qui êtes pleins au dedans d'ordures et de rapines, car vous ressemblez à ces sépulcres blanchis qui ont une apparence magnifique à l'extérieur avec leurs sculptures et leurs parois de marbre, et ne contiennent que des ossements, de la pourriture et des vers. Comme eux vous paraissez justes extérieurement aux gens simples, et à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquités,

Pasquin dit : Si chaque confesseur était forcé de donner deux pièces d'argent à son pénitent on ne trouverait plus personne qui voulût entendre les péchés des autres; de même nos prédicateurs errants s'arrêteraient bien vite, s'ils ne trouvaient comme aujourd'hui bon gîte, bonne table et belles femmes en passant.

Vadisco dit : Martin Luther, un homme très-pieux, a

(i) Dixit Vadiscus : Sicut olim si quis jurasset per templura nihil crat : si niitem jurasset in auro rempli débiter erat.

— «9 — mis la faux dans la moisson pontificale, et a fauché l'ivraie des indulgences et l'herbe du lucre de l'impiété ( i ) . Voilà pourquoi on l'a déclaré hérétique. S'il eût fait l'apologie de l'avarice et de la simonie, qu'il eût loué ceux qui possèdent plusieurs abbayes et approuvé l'adcration du Pape, on lui aurait donné comme à Eccius cinq cents écus d'or et un riche bénéfice.

Pasquin dit ; Voici ma conclusion : Les luthériens sont ceux qui cherchent Christ pieusement; le Pape n'est pas un dieu, car allant l'autre jour au champ de Mars sur un char à quatre chevaux pour voir brûler les livres de Luther, il tomba et faillit se casser le nez qu'il a très-long, et l'amour de l'or perdra Rome, puisque sans les huit cent mille ducats qu'il exigeait afin de tirer le verrou, les Moscovites seraient rentrés dans l'Eglise catholique (2).

(i) Dixit Vadiscus : Martinus Lutherus, vir piissimus, misit falcem suam in messem pontificis romani et demergit sibi nundinas indulgentiarum et lucra impietatis.

(2) Moscovienses cùm vellent ad Ecclesiam redire Romanuà pontifex octies centum millia ducatorum petiit.

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