PASQUIN A LA DUCHESSE DE FLORENCE
"EMMF, d'oCTAVIO, ENFANT DE QUINZE ANS ET NEVEU DE PAUL III
O tu quœ nimium juveni malè juncta marito es Quid facis in solo nocte sîlente thoro ?
Ut reor ipse doles quod sit tua messis in herbâ. Et cruciat mentem mentula parva tuam.
PASQUIN AU PAPE
Cur sit tanta famés, cur tanta penuria reruni?
Dicam si verum dicere, Paule, licet.
Non facit hoc annus, non inclementia cœli,
Nec minus ingrata Stella maligna senis.
Qui non explentur, dum vis saturare nepotes
Hinc est si nescis protinus orta famés.
Sais-tu la cause de cette famine inouïe, de cette pénurie effrayante qui nous consume? Il ne les faut attribuer ni à Tannée, ni à l'inclémence du ciel, ni à la malignité de l'étoile ingrate du vieillard, mais à l'avidité insatiable de tes neveux. Ils dévorent tout, Paul, ^et voilà d'où vient la fam.ine!
PASQUI.X A ROME
Roma, olim tibi erant servi domini dominorum : Servorum servi nunc tibi sunt domini.
Audisti quondam divini oracula Xlaulou , At nunc tcov (pau).wv jussa nefanda facis.
Jadis les maîtres des nations étaient tes serviteurs, ô Rome! Les serviteurs des serviteurs sont maintenant tes maîtres. Alors tu écoutais les oracles de saint Paul, et aujourd'hui tu te courbes sous le joug des méchants.
PASQUIN AU PAPE
Tandem, maxime Pontifex, galerum Pasquillo tribuas tuo roganti.
Si sensu sine sum, rude^^atque marmor, Complures quoque episcopos videmus Ipso me mage saxeo creari.
Voyons, Souverain-Pontife, accorde enfin le chapeau aux sollicitations de Pasquin. Si je suis une brute et un marbre fruste, combien n'en trouve-t-on pas dans le Sacré-CoUége plus frustes encore d'esprit et plus brutes que moi (i) !
PASQUIN